Les carnets de voyage des 5e


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La Clandestine de paris

par Lilli Quehenberger | 5°1 | 30.12.17

Jour 1 (27.09.2017)

              Je m’appelle Claire Dumont et j’ai 16 ans. Mes parents et moi habitons à Paris. Un jour, mon ami Adrien m’a invité à sa fête dans les catacombes de Paris. Nous nous sommes rendus sur la Place Denfert-Rochereau et avons descendu les 13o escaliers pour rendre visite aux crânes et aux squelettes répugnants. À mi-chemin, j’ai commencé à frissonner. Il faisait tellement froid ! J’ai beaucoup entendu parler du sous-sol de Paris, mais si c’était vrai ? IMPOSSIBLE. On se raconte qu’il y vit des junkies et des personnes mystérieuses, appelés les Cataphiles.

Adrien et moi avons sauté au-dessus de la barrière et nous nous sommes rendus dans la salle Z. Sur les murs étaient accrochés des crânes et d’autres objets effrayants.

Ses amis étaient déjà arrivés et l’atmosphère était à la fête. Tout le monde buvait de l’alcool et se trouvait dans un état d’ivresse.

Soudain, des pas se sont approchés et des policiers sont entrés dans la salle. Un d’eux a hurlé dans un haut-parleur :

« VENEZ ! Avec nous au commissariat !!!!! »

Qu’allaient croire mes parents ?! J’avais la larme à l’œil. Brusquement, une main s’est mise devant ma bouche et une voix m’a chuchoté dans l’oreille :

« Ne crie pas, ou veux-tu que tes parents soient déçus de toi ?? »

Je me suis dit « bien sûr que non », mais si c’était un junkie ou bien un cataphile ? Est-ce que ce  serait mieux de se faire attraper par la police, ou risquer de ne jamais revoir ma famille ??

Il a pris ma main et ensemble nous avons couru dans les sombres catacombes de Paris. Mais comment faisait-il cela? Personne ne pouvait s’orienter ici dans l’obscurité…

 

Jour 2 (28.09.2017)

             Où étais-je ? Il faisait sombre. Soudain une voix m’a parlé, mais de qui elle venait, je ne pouvais pas le voir.

«  Bonjour, je m’appelle Léon et je suis le gardien de l’obscurité. Tu te trouves dans ma demeure dans le sous-sol de Paris.

-Pourquoi suis-je ici ?

-Je t’ai sauvé de la police et je t’ai amené dans mon monde pour que tes parents ne soient pas déçus de te trouver  dans le commissariat de M. Sabatier.»

Il m’a tendu sa main et sans hésiter, j’ai accepté. J’avais le sentiment de voler. Il m’a expliqué que nous étions dans un monde parallèle du mien. Subitement, il s’est arrêté de marcher et je n’en ai pas cru mes yeux.  INCROYABLE !!!

Une petite fille faisait pousser des plantes, une autre faisait apparaître des lumières dans les roches. J’ai lâché la main de Léon et j’ai aperçu un homme rabougri, mais qui avait un rayonnement puissant sur moi. Je me suis approchée de lui et lui ai demandé qui il était. Il a répondu :

<< JE SUIS LE SOUVERRAIN DE L’OBSCURITÉ ET DE L’EMPIRE SOUS PARIS>>

Il existait donc toute une population sous Paris dont personne ne connaissait l’existence !                  

Léon m’a montré la ville sous Paris. Dans un coin du sous-sol étaient entassés des crânes et des os. L’air sentait la mort et un voile humide se posait sur ma peau. Or, ce n’était pas partout aussi sombre que je l’avais cru. À chaque coin se trouvait une entrée dans une demeure du sous-sol. Elles étaient extraordinaires. C’étaient de petites grottes, aux murs de granit, mais dont chacune était néanmoins différente ; dans quelques-unes, des fleurs poussaient, dans une autre, des lumières brillaient partout. Léon m’a expliqué que chaque individu habitant la Clandestine avait un pouvoir magique, ce qui m’a fasciné.

Sophie, une amie de Léon, qui maîtrisait le pouvoir de contrôler la lumière, m’a montré l’école de magie et la mairie. Je voulais en voir plus mais j’étais épuisée et Léon et moi sommes rentrés dans sa demeure, un peu dans la banlieue de l’empire.

   

JOUR 3 (29.09.2017)

          C’est le troisième jour dans la Clandestine, le nom de la ville souterraine  dont le peuple de Paris ignorait l’existence. Et si je ne me trompe pas, c’était mon anniversaire.

Léon m’a accompagné dans la cité où l’homme rabougri que j’avais rencontré le premier jour m’attendait. Avec les autres habitants, il a commencé à chanter pour mon anniversaire et Sophie a lancé une présentation avec ses élèves qu’elle formait pour qu’ils deviennent des maîtres de lumière. Un autre groupe était en train de faire pousser des fleurs. C´était MAGNIFIQUE !!

Après la cérémonie, le maitre a fait faire un banquet pour nous. Un tapis de dimension immense s’est déroulé devant nous, riche et coloré, tel un paradis sur terre. Sur des plats dorés s’étalaient des délices divers – des fruits et des légumes savoureux. Pour manger, il fallait se mettre par terre sur des coussins multicolores. On voyait aussi des fontaines de chocolat. Bref, c’était magnifique et je me croyais dans un rêve. Rien d’étonnant que j’en aie bien profité.

JOUR 4 (30.09.2017)

Aujourd’hui, je voulais explorer le quotidien du sous-sol. Je me suis levée à 7 :30 et Léon m’a accompagné jusqu’à l’école de magie de Sophie. De là, je suis allée voir la ville: pas de boulevard comme à Paris, mais,  dans le sous-sol, uniquement des ruelles sans habitants ni touristes qui prenaient tout ce qu’ils apercevaient en photo.

Arrivée sur une grande place, j’ai vu quelques personnes en train de préparer quelque chose. Je me suis approchée d’eux et leur ai demandé ce qu’ils faisaient. Ils m’ont répondu que demain aurait lieu une grande fête : le festival des couleurs, qui est une tradition dans la Clandestine. Ils fêtent le fait que les démons de la nuit ont disparu et qu’ils peuvent vivre en paix. La cérémonie, qui a duré une journée, était magique et fascinante. Les élèves de Sophie avaient préparé une performance. Partout dans le monde de l’obscurité, les préparatifs allaient bon train. Les habitants accrochaient d’immenses guirlandes de fleurs.

En me promenant dans la Clandestine, j’ai vu une petite fille qui embrassait ses parents. Soudain, j’ai senti la peine monter en moi et j’ai voulu rentrer chez moi. Ca faisait déjà 4 jours que j’étais dans la Clandestine ! J’ai décidé de rester encore 2 jours pour assister au festival des couleurs.

JOUR 5 (31.09.2017)

Les magiciens couraient dans les airs en laissant tomber des espèces de fils de lumières. Après l’impressionnante performance des élèves, le souverain a tenu un discours, puis de la musique a retenti et tout le monde a commencé à danser.

Tout le monde lançait des bombes de couleurs, afin que tout soit recouvert de peinture, les murs et les personnes. C’était une fête souriante et magnifique !

Soudain, j’ai remarqué que la clandestine de Paris avait d’un côté peut-être quelques junkies mais que, d’un autre côté, c’était un pays magnifique sous Paris. En fait, je ne trouvais pas ce pays si sombre, mais lumineux, chaud et plein d’émotions. 

JOUR 6 (01.10.2017)

        Aujourd’hui, je voulais rentrer chez moi. J’ai réveillé Léon et l’ai informé de mon intention. Il était déçu car nous nous aimons. Finalement il m’a accompagnée chez moi. Quand nous sommes arrivés, Léon m’a offert  un collier avec une pierre. Si je la touchais, je pourrais immédiatement retourner chez Léon.

Je suis sûr de rendre visite à mes amis dans la Clandestine de Paris un jour, maintenant que je connais ce monde fabuleux. Mais d’abord, je voulais voir mes parents et tout leur expliquer !

Par Inès Hammer, 5e1

15 juin 1769 : Je m’appelle Béatrice d’Hercourt et je suis une scientifique non reconnue en raison de mon sexe. Pour cette raison, je vais m’embarquer clandestinement sur la flotte d’un célèbre navigateur en route vers l’Amérique du Sud. Là-bas, je vais pouvoir prouver que les femmes sont égales aux hommes, en rapportant la plantus verteus, espèce végétale inconnue jusque-là.

18 juin 1769: Aujourd’hui, la flotte a quitté le port de Lisbonne. Je me suis cachée dans la cale du plus grand bateau, son capitaine étant toujours occupé avec ses cartes et laissant faire à ses hommes ce dont ils ont envie. Le voyage s’est bien passé, malgré la nourriture qui a commencé à manquer.

1er septembre 1769: J’ai été découverte! Un ivrogne venant voler du vin dans la cale m’a surprise en train de manger. Le capitaine en personne est venu à ma rencontre. Il m’a confié une barque et m’a abandonné en mer. Dans un premier temps, j’ai essayé de suivre la flotte mais ai constaté plus tard, que cela était inutile. Observant donc la seule chance de me sauver s’éloigner à l’horizon, j’ai cherché un moyen de me procurer de l’eau et de revenir à terre. Tout à coup, j’ai vu le ciel s’assombrir. L’air devenait lourd et le tonnerre grondait. J’ai observé, au loin, des éclairs qui zébraient le ciel. À ma grande surprise, une vague gigantesque s’est abattue sur ma petite coquille de noix. Je suis tombée par-dessus bord sans même avoir le temps de me retenir à celle-ci.

3 septembre 1769: J’ai lentement ouvert les yeux piqués par le sable. Ma gorge était toute desséchée. J’étais allongée sur une plage de sable fin, ma barque avait disparu. À ma droite, plusieurs palmiers et un buisson touffu; à ma gauche, un petit sentier qui menait apparemment vers l’intérieur de l’île, des rochers et, à ma grande joie, une pirogue amarrée à un ponton de bois. Je me suis rapidement élancée vers celle-ci, que je voyais comme la seule chance de me sauver. Soudain, j’ai entendu un cri perçant et ai aperçu trois hommes sortant des buissons. Ils portaient des pagnes colorés et des bijoux qui semblaient précieux autour de leur cou, de leurs mains et également de leurs jambes. Leurs cheveux étaient teints en rouge et se dressaient de tous les côtés. Ils ont pointé vers moi une arme qui ressemblait à un couteau en poussant les cris que j’avais perçu auparavant.  Les indigènes m’ont fait comprendre par le langage des signes qu’ils voulaient m’emmener voir leur chef.  Je n’ai pas osé m’y opposer  et nous avons quitté la plage pour nous diriger vers un petit village qui avait jusque-là été invisible à mes yeux.

Les cases comportaient des murs en argile et un toit de chaume. Autour de ces dernières, des petits jardins se cachaient derrière des palissades en bois dans lesquels je voyais pousser des pommes et des haricots, mais aussi un étrange fruit que je n’avais encore jamais vu. Il était jaune avec de petites pointes sur sa peau et de grandes feuilles vertes poussaient à son sommet. Au bout du village, j’ai aperçu une maison plus grande qui comportait un toit en bois de chêne avec un immense jardin autour. J’étais certaine que c’était la demeure du chef. Derrière cette dernière, une chaîne de montagnes se dressait vers le ciel. De la neige s’étendait sur leur sommet alors qu’il faisait au moins 25°C ! Nous nous sommes de plus en plus approchés de l’immense bâtisse à l’autre bout du village. Un tissu rouge décorait l’entrée et sur les murs étaient incrustées des pierres précieuses. Le toit était en bois, ce qui me paraissait luxueux par rapport aux toits de chaume normaux du village. Des serviteurs vêtus d’un simple pagne nous ont fait entrer et m’ont assise sur un tabouret dans la première pièce de l’édifice. Celle-ci ne m’a guère impressionnée car je n’y ai pas vu de décorations particulières. Les murs étaient en bois, tout comme les portes et le sol.

Soudain, une porte au fond de la pièce s’est ouverte et un petit homme rabougri est entré. Il a chargé un serviteur de m’emmener dans la pièce d’à côté. Là-bas, un homme plutôt gras m’attendait sur un trône doré. Il était vêtu d’une longue robe de soie et d’un chapeau de feutre. Un homme assis à côté de lui a commencé à me parler en français. J’ai été très surprise car je pensais que ce peuple parlait une langue qui m’était inconnue. Malheureusement, il m’a expliqué que seul lui, naufragé venant d’Europe, pouvait communiquer avec moi ; ensuite il m’a accusé de tentative de vol ! J’avais en effet essayé de m’emparer de cette pirogue sur la plage, quand je venais d’arriver sur l’île. J’ai essayé de me débattre, en vain. Enfin, j’ai décidé de leur donner, à la place d’une punition, un collier que je portais à  mon cou depuis mes 15 ans. Les indigènes, fascinés par la beauté de la perle de nacre, ont tout de suite accepté. Par l’interprète français, ils m’ont invitée à leur fête hebdomadaire qui aurait lieu  le soir-même. Un serviteur m’a alors accompagnée jusqu'à une petite case qui était censée être ma maison. L’intérieur était simple : une paillasse au sol et une cruche d’eau posée sur un tabouret pour ma toilette.

Quelques heures plus tard, je m’apprêtais à quitter ma chambre lorsque le roi a surgi devant cette dernière avec son escorte. Il m’a fait signe de le suivre. Au milieu du village se trouvait maintenant un grand feu et des guirlandes accrochées aux cases environnantes. Des tapis étaient alignés près de celui-ci et l’escorte s’en est approchée. Je me suis lentement assise sur un tapis rouge pendant que des serviteurs apportaient des plats. À ma grande horreur, j’ai aperçu des vers de terre, des racines noires et une cruche remplie du jus de cet étrange fruit que j’avais observé auparavant. Malheureusement, le roi m’a fait apporter une assiette remplie de vers, certains n’étant même pas encore tués. Malgré mes protestations, j’ai aussi obtenu un verre rempli du liquide jaunâtre. Dégoutée mais me sentant obligée d’y goûter, je l’ai porté à mes lèvres en essayant de ne pas trop réfléchir. Soudain, j’ai senti quelque chose de sucré et d’alléchant dans ma bouche. Ce jus était tellement bon que j’ai bu mon verre d’un trait! Très impressionnée par ma découverte, j’ai demandé au roi comment se nommait ce fruit. Il m’a expliqué qu’il s’appelait « ananas » et qu’il était cultivé sur l’ensemble de l’île car ses habitants en raffolaient.

Après le dîner, plusieurs hommes en tunique jaune et portant des colliers sont arrivés et ont commencé à faire des acrobaties autour du feu. Enfin, ils nous ont invités à venir danser et je me suis levée de ma place. Tout le monde paraissait très heureux et lorsque la fête s’est achevée et qu’ils ont tous regagné leur case, je me suis dit que je pouvais très bien rester sur cette île toute ma vie.

4 septembre 1769: Je me suis réveillée sur ma paillasse. Je me trouvais déjà sur le pas de la porte pour sortir lorsque j’ai aperçu  l’interprète : il  était en train de se précipiter vers moi. Il m’a crié qu’il avait trouvé une pirogue que je pourrais lui emprunter pour revenir à Lisbonne. J’ai longtemps réfléchi. Si je décidais de rester, je ne verrais plus jamais mes enfants et mon mari et si je partais,  je laisserai derrière moi une civilisation merveilleuse ! Finalement, j’ai décidé de regagner ma terre natale.

7 septembre 1769 : Nous avons passé les 2 derniers jours à faire la fête mais aujourd’hui, je n’y ai pas le cœur. À midi, je suis partie en pirogue. Avant mon départ, le roi m’a remis une gourde remplie de jus d’ananas. Puis, le cœur gros, je me suis éloignée à l’horizon.        

Par Gideon Hollinsky, 5e1

12 mai 1842

C’est le jour de notre départ. Moi, le capitaine John King, petit-fils du second capitaine de James Cook lors de sa dernière expédition dans le Pacifique, veut accomplir ce que mon ancêtre n’est pas parvenu à faire. Avec mon équipage expérimenté, je vais tenter de trouver un passage entre le Pacifique et l’Atlantique en montant vers le Nord, en passant par le détroit de Behring et en redescendant vers le Sud jusqu’aux côtes de l’Angleterre, mon point de départ.

17 décembre 1842

Cela fait six mois que dure déjà notre expédition. Jusqu’à présent les eaux dans lesquelles nous voguons sont belles et le climat est agréable. Les vents sont doux et la vie à bord est paisible. Notre route nous conduit près des côtes africaines de l’Atlantique et nous sommes descendus en direction du Cap Horn. La mer est encore calme, mais d’énormes nuages s’amoncèlent à l’horizon. Elles annoncent une tempête. Le vent devient de plus en plus fort, le ciel s’assombrit et des éclairs accompagnés de grondements du tonnerre apparaissent. Les nuages déversent des trombes d’eau sur le navire et d’énormes vagues déferlent sur le pont. L’équipage s’accroche à la barre et prie que l’orage se taise enfin.

20 mai 1843

Nous naviguons de nouveau dans des eaux douces de l’océan Pacifique et devons bientôt atteindre les îles Sandwich, où j’ai choisi d’accoster pour nous ravitailler, avant de continuer notre route vers le Nord. Tout à coup, la vigie signale une terre vers le Nord-Est. Je me précipite à chercher ma carte pour savoir comment s’appelle cette île que je ne connaissais pas. Mon second capitaine, Smith, arrive et nous constatons qu’aucune île n’était inscrite sur notre carte à cet endroit. « Une nouvelle terre ? », demande Smith. Il n’y a qu’un moyen pour le savoir, nous devons découvrir cette île.

21 mai 1843

Au lever du soleil, une île d’environ dix kilomètres de diamètre se dresse devant nous. Je suis impatient de savoir si celle-ci est habitée, et si oui, quelle tribu y vit, quels sont leurs rites et quelle est la langue qu’ils parlent. Nous jetons l’ancre, je mets à l’eau la yole et descends à terre avec Smith et trois hommes de l’équipage pour explorer cette terre inconnue. Il s’agit d’une île particulièrement verte.

Arrivé sur la plage, une épaisse forêt se dresse devant nous, les arbres ont une taille démesurée et l’herbe est si haute qu’on s’y perd. Nous prenons donc le chemin par la plage. Après environ dix minutes de marche, la silhouette d’un indigène se dessine au loin. Lorsque nous nous approchons, il commence à faire des sons de plus en plus forts. « Oaouh, oaouh, oaouh » sort de la bouche de cet homme habillé d’une jupe peinte avec des colorants naturels, la tête ornée de plumes multicolores et armé d’une lance. J’essaye de le calmer en lui disant en quelques mots hawaiiens, que m’avait appris mon grand-père, que nous sommes venus pour nous ravitailler et non pas pour les menacer. L’indigène comprend mes paroles et semble soulagé, de même que nous-mêmes, lorsqu’il abaisse sa lance. Il nous invite à faire connaissance avec le chef de la tribu demain soir, dans le cadre de la grande fête de la forêt vierge, qui a lieu chaque année le 22 mai. J’accepte l’invitation et avant de partir, il nous explique encore le chemin au village, nous offre quelques fruits et nous dit au revoir. C’est alors que nous retournons vers le bateau pour prévenir les autres.

22 mai 1843

La plupart de l’équipage a passé la nuit dans des tentes sur la plage ; seuls Smith et moi sommes restés à bord. À la tombée du soir, je prends le même chemin que nous avons déjà pris la veille avec Smith et cinq marins. Arrivé à l’endroit où nous avons rencontré l’indigène hier, nous prenons un chemin étroit qui nous mène dans cette épaisse forêt où nous pénétrons. Au bout d’un moment, nous voyons la forêt s’éclaircir et c’est alors qu’apparaît un petit village entouré de ces grands arbres. Il est organisé de façon circulaire : une grande case au milieu ponctuation ornée de fleurs roses, violettes et blanches et avec deux palmiers de chaque côté, qui doit être l’habitation du chef de la tribu, et plusieurs petites cabanes en feuilles de cocotiers autour. Les cabanes sont construites en bois et en feuilles de cocotiers attachés avec des lianes.

Nous avançons jusqu’à la place qui se situe devant l’habitation du chef de la tribu. Il nous attend déjà et se lève à notre arrivée. « Je suis le roi Raboutou », dit-il en une langue qui est similaire au hawaiien. Raboutou et les autres indigènes nous accueillent chaleureusement et nous invitent à manger et boire. Les femmes, vêtues d’une tunique et portant des bracelets et des boucles d’oreilles en plumes, nous servent du lait de coco, des oranges, des bananes, des mangues, des ananas, des papayes, des poissons, des cochons sauvages grillés et un cerveau de singe. Le roi Raboutou nous explique que le cerveau de singe est une spécialité sur cette île qui est servi uniquement lors des cérémonies. Nous mangeons ces délices dans des assiettes et des cuillères faites de noix de coco.

Après le repas, les jeunes femmes indigènes aux visages maquillés en rouge et noir et couvertes de peintures corporelles, nous présentent une danse dédiée à la forêt vierge. Elles dansent avec des colliers en lianes autour du cou et chantent pendant plus d’une heure et nous invitent même à y participer. Puis je remercie le roi pour cette belle cérémonie et ce repas délicieux. Je lui dis que nous allons repartir demain matin et reprendre notre route vers le Nord, et les indigènes nous offrent encore des fruits et du lait de coco pour notre voyage.

23 mai 1843

Le matin, au lever du soleil, nous quittons l’île du roi Raboutou pour accomplir notre expédition vers le détroit de Behring et trouver un passage entre le Pacifique et l’Atlantique. Au moment de notre départ, je contemple le soleil miroitant sur la mer, sachant que cette image calme et paisible ne se présentera plus à nous dans les prochaines semaines au Nord. Une certaine incertitude de ne pas savoir si je parviendrai à trouver ce passage et le souci du danger qui nous attendra dans le Nord me préoccupent cependant.

15 juin 1843

Nous atteignons enfin le détroit de Behring et il commence à faire de plus en plus froid. Le ciel est sombre et un orage accompagné d’une pluie de neige nous menacent. Le bateau se recouvre de verglas et dans la mer apparaissent de plus en plus de glaces flottantes. Au fur et à mesure que nous avançons, ces petits morceaux de glace deviennent de véritables blocs jusqu’au moment où un immense iceberg se dresse devant nous. Le bateau s’arrête et nous nous retrouvons entouré de glace à chaque côté. J’appelle Smith pour discuter avec lui de ce que nous pouvons faire maintenant. Notre coque se trouve bloquée par la mer gelée et je décide avec Smith d’attendre le lendemain pour essayer de nous dégager avec le soleil. Mais je dois m’avouer qu’il n’y a pas de possibilité de passer vers l’Atlantique. Bien que je sois désespéré, je décide de terminer notre expédition échouée et de rentrer en Angleterre par le Sud.

3 janvier 1844

De retour en Angleterre, ma déception de ne pas avoir réussi de trouver de passage entre le Pacifique et l’Atlantique, sans mettre en danger mon équipage et sans risquer de briser notre bateau, est toujours grande, mais je suis tout de même fier d’avoir découvert une île jusqu’à présent inconnue. Et c’est à ce moment, que je me rends compte que je ne lui ai pas encore donné de nom ni inscrite sur ma carte. Je choisi de la nommer « l’île King » en l’honneur de mon grand-père. 

Rencontre avec la planète C340, par Sebastian Mattner-Trembleau

Je m’appelle Francis Benoit et je suis né à Paris en l’an 2047. Cela est mon carnet de bord. Je suis aventurier et astronaute de la NASA. Deux collègues et moi observons des planètes et calculons si de l’oxygène pourrait y être présente.

25.août 2083

Mes deux collègues et moi sommes déjà assis dans la fusée. Je n’ai plus entendu que « …4,3,2,1 » et nous avons démarré. Je sue dans ma combinaison spatiale et le casque me gratte beaucoup, tant je suis excité.

1.septembre 2083

Nous sommes depuis quelques jours dans l’espace et je passe mon temps à regarder dehors. Nous nous éloignons de plus en plus de la Terre. Le voyage passe vite, grâce aux nouvelles inventions qui nous permettent de voler rapidement. Nous avons quitté le système solaire.

15.septembre 2083

Nous apercevons la planète C340, celle que nous avons découverte depuis la Terre. Elle ressemble beaucoup à celle-ci : la même dimension, beaucoup d’eau, une atmosphère, une gravitation etc. La seule différence est que cette planète possède des terres grises sans végétation ; en tout cas on n’en voit pas !

23.septembre 2083

Nous observons cette planète depuis déjà assez longtemps. Aujourd’hui, nous décidons d’y descendre, dans l’espoir de trouver des habitants. Mes collègues et moi réussissons à faire atterrir la fusée sur une des terres.  Nous remarquons que le sol est en métal et je fais mes premiers pas sur cette terre inconnue.

L’eau autour des plaques de métal est d’une couleur émeraude, et ces plaques sont reliées entre elles par de longs ponts. Nous en prenons un menant à une plus grande île. Au loin se dressent de hauts immeubles argentés et en nous rapprochant de ceux-ci, nous apercevons les silhouettes des habitants. Devons-nous continuer à nous rapprocher ? Vont-ils nous attaquer, ou sont-ils pacifiques ? Trop tard ! L’un d’eux nous remarque et vient vers nous ; les autres arrivent derrière lui ! Heureusement, ils nous reçoivent très amicalement. Le seul problème est que nous ne les comprenons pas vraiment, car leur langage est très différent du nôtre. Ils ont des masques blancs et une combinaison en métal, sauf les articulations qui sont couvertes de tissu noir.

Un des habitants nous amène au rez-de-chaussée d’un bâtiment, en passant par une porte coulissante. Les murs sont métalliques avec de nombreuses ouvertures cylindriques, où se trouvent de petites étoiles lumineuses. La lumière bleutée donne une atmosphère étrange à la pièce. Celle-ci semble être un restaurant, car plusieurs personnages nous apportent à manger. Mes collègues, qui meurent de faim, commencent à manger, debout, comme tous les autres. Moi, je ne suis pas sûr de vouloir goûter cette nourriture étrange. Là-bas, les aliments sont servis sur une petite tablette avec une cuillère. On mange une viande coupée en morceaux avec des feuilles d’une plante qui m’est inconnue. Après ce repas très particulier, nous recevons un appartement pour passer la nuit, mais nous décidons plutôt de rejoindre notre fusée. J’analyse le bout de viande que j’ai gardé dans ma poche. L’ordinateur montre que celle-ci est faite à partir de plantes, ce qui est impressionnant, car elle a le même goût que de la vraie ! Nous n’avons d’ailleurs vu aucun animal sur cette planète.

18.octobre 2083

Des semaines sont passées depuis notre rencontre avec ces personnes, et nous comprenons de mieux en mieux leur langue, grâce à nos ordinateurs très performants. Nous avons enregistré leurs conversations et un des ordinateurs, en quelques heures, nous a traduit. Maintenant, nous le prenons toujours pour communiquer avec eux.

Les habitants nous ont montré leurs plantations dans d’énormes serres, leur cathédrale, où se trouve une grande plante, qui est leur dieu, et où ils doivent prier tous les matins. Pour cela, tout le monde se rassemble au lever du soleil dans et autour de cette cathédrale. Leur ville, qui est la seule sur cette planète, compte   environ cinq cents milles habitants, en tout cas c’est ce que j’ai compris !

19.octobre 2083

Tous ces habitants semblent environ de la même grandeur. Nous n’avons pas pu différencier les femmes, les hommes et les enfants. À notre demande, cette population n’a pas compris ce que signifie les mots « masculin » et « féminin ».

Cette civilisation a un chef, qui est semblable aux autres, mais qui dirige la ville. Tous les cents levers de soleil, un nouveau est choisi, ce qui fait beaucoup de changement. Leur travail principal consiste à produire des aliments à partir de plantes.

20.octobre 2083

Une tempête s’annonce, le ciel noircit et l’eau devient rouge. Peureux, les habitants se cachent dans leurs bâtiments. Nous retournons rapidement chercher un abri dans notre fusée, regardons par la fenêtre et observons des petites comètes lumineuses qui tombent du ciel. Cela produit un effet impressionnant dans l’eau rouge et des bruits sourds sur les habitations de métal, qui résistent à peine.

22.octobre 2083

La tempête est terminée et les habitants ressortent de leurs habitations. Nous supportons mal leur nourriture, car nous avons souvent des douleurs au ventre quand nous mangeons. Notre réserve d’aliments à bord commence à être limitée ; il va falloir penser à retourner vers la Terre. Malheureusement, nous n’avons pas découvert ce qui se cache derrière les masques des habitants. 

23.octobre 2083

Nous repartons pour la Terre, en pensant retourner un jour sur la planète C340.

14.novembre 2083

Sans retard, nous atteignons la Terre, riches d’une mine d’informations sur cette civilisation pour la NASA.

Par Théo Candelon, 5e1

Je m’appelle James Ford et je suis un aventurier et explorateur du Moyen Âge. Je suis à la tête d’une petite flotte consistant en trois navires: l’Argus, le Pégase et la Vigilance. Pendant ce voyage,je vis sur l’Argus. Ma mission est de trouver des nouvelles îles, mais jusqu’à maintenant, seule la mer s’étend à l’horizon. Les matelots sont déjà inquiets à l’idée de mourir sur le navire.

18 Juin 723: Aujourd’hui, des cris de matelots en panique m’ont réveillé.D’après l’obscurité, je pouvais conclure qu’il faisait encore nuit. Dès que j’ai ouvert la porte de la cabine, j’ai aperçu le ciel couvert de nuages noirs. Du coin de l’oeil, tout d’un coup, j’ai vu un bout de mât tomber sur ma tête et je me suis évanoui.

20 Juin 723: J’ai repris conscience dans une étroite chambre. Torse nu, je me suis levé et tout de suite, un mal de tête atroce m’a accablé. Malgré cela, je suis parti récupérer mes affaires, dont une épée et des habits, qui étaient posées sur une table. En jetant un coup d’oeil par la fenêtre, un spectacle fabuleux s’est offert à moi: Des marchands, des habitations, des routes, tout ceci dans une explosion de couleurs !

En particulier le rouge et l’orange. En plus de ceci, des lézards géants portaient des sacs  et d’autres affaires. J’en distinguais des cinquantaines d’espèces différentes. Au-dessus

de cela, une vaste forêt tropicale couvrait le reste de l’immense île.  Des volcans à la lave  ambre rouge dominaient la jungle. J’étais fasciné par l’incroyable spectacle qui s’offrait à moi.

Tout à coup, j’ai entendu la porte s’ouvrir et un homme aux cheveux foncés et à la peau basanée est entré dans la chambre. Stupéfait, je me suis assis sur une chaise à proximité. L’homme a dit d’une voix grave:

<<Je m’appelle Takama, je suis un des cinq princes marchands qui règnent sur cette ville.

Chaque prince marchand règne sur un  domaine différent. Pour mon cas par exemple, je  contrôle le commerce d’armes et d’armures. Nous t’avons trouvé évanoui sur la plage et t’avons amené ici, chez moi. Mais toi? Qui es-tu?

- Je m’appelle James Ford et je suis un aventurier. Mais où sont mes compagnons et qui sont ces créatures?

- Nous t’avons trouvé seul avec quelques débris de bateau à coté de toi. En ce qui

concerne les ‚créatures’: Nous les appelons dinosaures et nous les utilisons comme moyen de transport, comme divertissement ou comme ingrédients de cuisine. Mais repose-toi un peu, demain soir je t’invite à manger. C’est le soir de la fête des étoiles, la seule nuit de l’année où nous pouvons voir les étoiles voler dans le ciel. Notre peuple pense qu’une fête en honneur de Beory, notre déesse de la naissance, va nous donner des enfants en bonne santé>>.

Après ce discours Takama est reparti. Le reste du temps, j’ai regardé par la fenêtre de ma chambre pour examiner plus précisément le paysage et les habitants. Le peuple était toujours habillé en tissus de couleurs chaudes. Les habitations étaient sans exception en pierre de sable.

21 Juin 723: Ce soir, ils m’ont invité à la fête des étoiles. Takama est allé me chercher, puis nous nous sommes rendus dans un endroit de la ville que je n’avais jamais vu. De longues torches avaient été plantés dans le sol. De toute évidence, toute la ville s’était rassemblée; tout le monde, même les enfants, était maquillé de couleurs vives. Des musiciens jouaient sur des instruments en os et en bois et des danseuses dansaient autour du centre de la place. Au milieu se dressait une longue table en bois de palme.

Sur celle-ci  se trouvaient des dizaines de plats fabuleux: beaucoup de fruits exotiques mais aussi des petits dinosaures grillés et du poisson. Chaque seconde, une étoile filante traversait le ciel noir comme de l’encre. L’ambiance était joyeuse et festive. Toute cette atmosphère m’a convaincu de vivre ici une vie sans guerres et sans confrontations. Ce fut une grande fête qui dura jusqu’au lever du soleil.

22 Juin 723: Je me suis réveillé dans un endroit familier, ma cabine dans l’Argus. Stupéfait, je suis sorti de ma chambre pour aller sur le bateau. Tout était à sa place. Aucune trace de dinosaures où de mon ami Takama. Et la pensée choquante que tout n’avait été qu’un rêve m’a saisi. Pendant des heures, j’ai pleuré Takama et cette vie parfaite, jusqu’au moment où un cri a interrompu mes sanglots: <<Terre en vue!>>

Par Laura Schimetits, 5e1

Avril 1489 :

La mer était calme depuis des semaines, même un peu trop calme si vous me demandez. Depuis une éternité, nous n´avancions que très lentement. Nos navires semblaient dormir, la mer être morte. Les petites vagues qui se montraient que très rarement étaient comme les écailles des poissons : très petites et douces. En soupirant, je me suis assis sur une des chaises en bois sur le pont du navire. Désespéré, j´ai repris la carte du monde dans mes mains. Elle était si vaste, il nous fallait sûrement encore plus de trois mois pour en atteindre la fin. Mais existait-elle ? Telle est la question qui me tracasse depuis des années. Après ce long temps d´étude, j´ai décidé de tenter l'aventure, et me suis rendu à la cour de notre roi majestueux, digne d´être notre souverain, et lui ai proposé de commencer une expédition qui prouvera si la terre est ronde ou non. Heureusement, notre roi l´a accepté, à condition que je trouve des hommes forts et robustes voulant m´accompagner. Cela a été difficile car ils craignaient tous le trou noir qui mène, comme ils le disent, aux enfers.

Soudain, une voix perçante m´a réveillé.

« - Capitaine, capitaine! a-t-elle crié, tempête en vue ! »

 Je n’ai pas cru cette voix qui appartenait à un jeune matelot. Impossible ! Malheureusement, en levant les yeux au ciel, j’ai compris qu´il avait raison. Quelque chose de désagréable, de dangereux attendait d’exploser.

Recroquevillés, nous étions tous assis dans une toute petite chambre, la seule qui était encore sèche. On se poussait, on se marchait sur les pieds, on criait l’un sur l’autre. Les matelots se bousculaient devant le hublot de sorte que je ne pouvais pas pas apercevoir la moindre chose. Pourtant j’avais l’impression qu’une petite île se dessinait à l’horizon.

Ce qui c’est passé après, je ne le sais pas. La seule chose que je me rappelle, c’est que j’ai reçu un coup sur la tête. Puis, tout est devenu noir.

Quand je me suis réveillé, une grande douleur me harcelait. J´ai remarqué que j’étais tout seul. En posant une main sur la tête, je me suis levé et suis monté les escaliers. Le navire était en très mauvais état et j´ai soupiré. Soudain, j’ai réalisé que nous ne bougions plus. J´étais donc tout seul mais le navire n’était plus en mer. Où étaient les autres ? Malheureusement, j’ai tout de suite oublié cette question en montant les escaliers et en apercevant un beau paysage qui se présentait à moi. Sans hésiter, je me suis lancé dans cette aventure…

Je me suis promené sur cette île magnifique. Je n’arrivais pas à me situer sur ma carte. Où étais-je ? Comme je me concentrais seulement sur ce sujet, je n´ai rien remarqué, même pas les énormes arbres qui  se dressaient devant moi. Ni les animaux fabuleux qui rampaient, grimpaient ou volaient autour de moi. C’est ainsi que je traversais cette forêt tropicale, la tête baissée et à pas rapides. Quand j’ai levé ma tête pour reprendre mon souffle, j’ai aperçu des nuages de fumée au loin qui devaient provenir d’un feu de camp. Cela signifiait que je n’étais pas le seul sur cette île. Cela me rassurait un peu, mais qui était-ce donc ? Il n’y avait qu’une possibilité pour savoir cela : y aller…

Aujourd´hui, il faisait très chaud. Il était fin avril et la température était probablement de 35-40°, ce qui était très épuisant. Je transpirais, j’avais soif et une faim de loup. J’approchais de plus en plus du feu sur lequel, me semblait-il, cuisait un rôti. La salive me montait à la bouche, mais je n’osais pas approcher. Prudemment, j’ai quand même jeté un œil derrière les buissons. Et voilà que je les ai vus : les indigènes !

Ils ne ressemblaient pas du tout aux européens. Leurs peaux n’était ni noire ni blanche, elle était plutôt rougeâtre et ils étaient nus. Cela me semblait quand même très étrange. Soudain, j´ai entendu un cri. Un cri perçant, aigu, désagréable, qui m’a résonné dans les oreilles. Je n’ai pas compris ce qui était passé. La seconde suivante, deux hommes vigoureux m’ont saisi et traîné jusqu’aux autres. En les voyant de plus près, j’ai remarqué que sur leurs joues et leurs ventres étaient dessinés des traits de couleurs rouges et bleus. Seul un, qui devait être le roi car il était assis sur un trône et portait une couronne de fruits, avait des trait jaunes. Les indigènes étaient assis en rond autour de lui. Ce dernier m’a détaillé de haut en bas puis s’est exclamé :

-« Indiviuos !? »

 Comme cela semblait être une question, j’ai répondu par gestes:

 -Non !

-Quee ? » m´a répondu le roi.

Je pense qu’il avait voulu dire : Qui êtes-vous donc ?

Alors, j’ai commencé à raconter mon histoire en gesticulant pour leur faire comprendre, car je parlais en français et je ne pensais pas qu’ils me comprenaient. La mine du roi s’adoucissait de plus en plus au fur et à mesure que je racontais.

C’est alors que les indigènes ont décidé de m’emmener dans leur village pour savoir plus sur les continents européens. C’est ainsi que je suis devenu leur ami.

Mai 1489 :

Cela fait déjà deux semaines que je vis dans ce village. Je raconte souvent des histoires et dans mon temps libre, j’explore l’ile. Le village a la forme du z grec=alpha. Aux deux extrémités de celui-ci se dressent des tours qui permettent de surveiller une grande partie de l’ile. Les maisons qui ressemblent à des cabanes embellissent le village. Elles sont alignées les unes après les autre et sont ornés de fleurs. Seul le temple du roi peut être décoré de fruits car cela montre la richesse et le pouvoir du roi et lui rappelle qu’il doit toujours partager.

J’aime bien ce village entouré de forêts. Une fois par semaine, les hommes à la peau rougeâtre se rassemblent pour discuter. Les mœurs veulent que tout le monde y apparait nu, signe qu´ils ne cachent rien à personne. Je vis donc dans cette culture à laquelle je m’habitue de plus en plus. Je commence à comprendre leurs langues et même à la parler. Chaque jour, je comprends que j´aime vraiment les indigènes. Ils sont devenus pour moi comme des frères et je pense qu’ils m’aiment aussi. Ils admirent mes cheveux lisses et raides et ma peau blanche. Moi, j´admire leurs cheveux bouclés et hérissés vers le ciel en forme de rectangle, ce que je n’avais encore jamais vu. Il y avait beaucoup de choses sur cette île que je n’avais jamais vues auparavant mais je les apprécie.

Juin 1489 :

Chaque début du mois, le roi, qui est porté sur son trône, jette des fruits devant toutes les maisons et leur souhaite d´avoir assez à manger pour le mois prochain. Cette tradition est très importante pour mes frères. J´avais déjà participé à une d´elle. Mais cette fois, c´était différent. Quand le roi est passé devant ma maison, il a fait signe à ses porteurs de s’arrêter et en soupirant, il s´est exclamé d’un ton triste qu’il ne le voulait pas, mais qu’il va falloir que je quitte l’île. Je n’ai pas compris pourquoi mais il m’a répondu que leurs mœurs le voulaient ainsi. Cela a été tellement rapide et brusque que je n’ai pas eu le temps de pleurer.  La semaine prochaine, mes frères devront me dire au revoir. Le roi lui-même m’a donné un papillon avec lequel je pourrai leur demander de l´aide, puis il a prononcé ces mots que je n´oublierai jamais:

« - Freros, notree amoura este te ! »

Ce qui signifie : Frère, notre amour est à toi ! Puis ils m’ont recouvert de fruits avant que je pénètre dans mon bateau. C’est seulement quand je n´ai plus pu voir l’île que je n’ai plus pu retenir mes larmes. Entre deux sanglots, je me suis juré de ne raconter cette histoire à personne pour ne pas détruire la paix et l’amour qui règne là-bas. 

Par Lucie Baroin, 5e5

19 mars 1834

Mes bras me faisaient horriblement mal. Des centaines de courbatures aux jambes me faisaient souffrir : nous ne nous sommes pas reposés depuis notre départ. Sans oublier les rats qui, tous, mangeaient nos réserves ! Heureusement aujourd’hui, pendant que tout le monde essayait de se reposer, mon fidèle ami Steward a hurlé : « Terre ! Terre ! Venez voir ! Terre en vue ! »

En moins d’une minute, tout le monde est à son poste. Par chance, le vent s’est levé et grâce à lui, nous avons atteint rapidement la plage. Péniblement, nous avons accroché nos hamacs, avons déposé des pièges, tout en espérant pouvoir attraper des animaux de grosse taille.

 Nous faisions une petite sieste, lorsqu’un terrible cri nous a arraché à notre sommeil. Sans réfléchir, nous nous sommes hâtés vers les pièges. Ben, qui était arrivé en premier, est tombé à terre. Un homme, qui se trouvait à une vingtaine de mètres à peine, vêtu d’un tissu rouge qui lui allait des épaules jusqu’aux pieds, lui avait fait perdre connaissance ! Son immense chapeau en plumes de paon était majestueux ! Il ne cessait de hurler de douleur en agitant ses bras dans tous les sens, cela nous donnait presque l’impression qu’il se battait contre un démon imaginaire ! Sa jambe était en sang !

Quelques heures plus tard, Ben s’est réveillé grâce aux plantes que Nicolas lui avait données. Très calmement, il nous a raconté 

- « C’est sa blessure qui m’a écoeurée ! Surtout ce cri qui résonne encore dans mes oreilles !

- Au fait où est-il ? »

Personne n’a eu le courage de répondre. Mais quelques minutes après, apitoyé par le regard interrogateur de Ben, je lui ai répondu : 

- « Lui aussi a perdu connaissance… Il y a sûrement une tribu quelque part, ses habitants ont dû être alertés par les cris et se sont mis à sa recherche ! »

Le repas autour du feu, que nous avions réussi à faire, a continué en silence. Chacun avait son activité : je griffonnais des mots dans mon carnet, Ben admirait les étoiles, Nicolas étudiait les plantes et le capitaine nous dessinait tout en levant régulièrement la tête, l’air inquiet... Peut-être s’attendait-il à quelque chose ?

Soudain un cri guerrier, qui m’a donné froid dans le dos, a retenti dans la forêt. Il paraissait proche, très proche. Nous avions déjà les armes dans les mains, prêts à nous défendre, tuer s’il le fallait ! Une grande ombre s’est avancée lentement vers nous. C’était une femme ! Elle ne semblait point agressive, au contraire ! Un panier plein de fruits, que nul ne connaissait, se trouvait dans ses mains. Elle nous l’a donné, ensuite elle a prononçé quelques mots, puis a disparu dans la forêt. Nous sommes restés là, ahuris, ne comprenant vraiment rien à ce qu’il venait de se passer !

- Demain, a dit le capitaine en hésitant un petit peu, on organise une expédition. Je veux en savoir plus sur ce peuple.

- Peut-être que c’est un piège ! Mais capitaine, vous nous mettez peut-être tous en danger, a hurlé Hubertus, paniqué.

- D’accord pour l’expédition, a acquiescé Nicolas, les habitants nous montreront peut-être des nouvelles plantes !

Sur ce, nous nous sommes endormis à la belle étoile.

20 mars 1834

Ce matin, il faisait encore plus chaud que la veille. Nous n’avions rien attrapé dans les autres pièges. Cela faisait certainement plus de 5 heures que nous cherchions en vain ce peuple. La chaleur était de plus en plus insupportable. Nous étions tous en train de baisser les bras, quelques-uns essayaient de convaincre le capitaine de retourner au camp, d’autres avaient déjà fait demi-tour, lorsqu’ils ont aperçu un temple au milieu de la végétation dense. Personne ne l’avait remarqué avant… Il n’était pas très grand, mais d’étranges dessins y figuraient : des spirales, des points, des immenses cercles… Nous avons contourné le temple, jusqu'à trouver une porte. Nous avions l’attention d’y pénétrer, mais tout d’un coup, un cri s´est fait entendre.

Surpris, nous nous sommes retournés. Des centaines de gens nous avaient encerclés, alors que moi et mon équipe étions en train d’admirer ce magnifique temple ! Après plusieurs minutes de silence, la même femme que la veille s’est avancée à pas lents. Ces hommes ne souriaient pas, ils ne semblaient pas avoir peur non plus. La femme nous a observés longtemps, puis a fait un geste de la main. D’après le capitaine, elle voulait qu’on la suive. Elle s’est dirigée vers le petit temple, s’est arrêtée en face et s’est mise à genoux, puis a baissé la tête. Nous avons fait la même chose. Le silence s’est installé. Seuls quelques oiseaux chantaient au loin.

Soudain elle s’est levée et est partie en courant ! Sans réfléchir, je me suis mis à sa poursuite ! Lorsque je me suis retourné pour voir où étaient les autres, je ne les ai pas vu! Soit ils avaient été trop lents, soit ils nous avaient même pas vu partir !

Seul, perdu au milieu d’une île que je ne connaissais pas, que faire ? J’ai réfléchi pendant quelques secondes et ai pris la décision de continuer dans la direction dans laquelle la mystérieuse femme était partie pour une raison inconnue pour l’instant.

La nuit commençait à tomber, les arbres prenaient des formes inquiétantes… Pourtant, après avoir eu l’impression que c’était peine perdue, je me suis trouvé en face d’une maison. Les premières secondes je me suis dit que c’était le temple, mais en fait c’était le village ! Je l’avais enfin trouvé, le village ! Des enfants se sont approchés de moi, puis m’ont observé. Ensuite ce sont les adultes qui sont venus à ma rencontre. Ils m’ont accueilli très pacifiquement : ils m’ont donné  de la viande puis des fruits, puis m’ont montré une petite hutte où j’ai eu le droit de passer la nuit.

23 mars 1834

Cela fait des jours que je vis avec un peuple aux étranges mœurs. Même leur quotidien m´est étrange : ils se lèvent tous les jours bien avant l’aube pour aller à leur seul et unique temple et saluer le Dieu de la Nature (celui qui leur donne le droit de vivre comme ils disent toujours). Puis ils se recouchent pour se lever ensuite lorsque le soleil est à son plus au point dans le ciel.

Tous les mois, ils font une sorte de cérémonie pour le Dieu du Feu. À cette occasion, chacun raconte tout ce qu’il a vécu depuis l’aube : la chasse (la personne qui raconte exagère toujours), les oiseaux qu’il a entendu chanter (les villageois connaissent le nom de chaque oiseau sur cette île)… Puis, toute la nuit, l’« ancien » récite des légendes fascinantes !

31 mars 1834

Mon équipe commence présent de plus en plus à me manquer. Je les ai cherchés sur toute l’île, je pense qu’ils sont partis sans moi. Mais pour être honnête, cela ne m´attriste pas du tout, j’aime cette île, les villageois et leurs croyances. Nous ne manquons jamais de rien car tout ce dont nous avons besoin, se trouve dans la nature, à portée de main.

Par Leticia Tawil, 5e5

15 juillet 2016

        Nous sommes arrivés. Cette île m’a semblé inconnue. Après ce long voyage en mer, nous voulions nous reposer, mais cela n’a pas été possible. À peine avons-nous voulu faire une petite pause que les habitants de cette île sont venus, des armes dans les mains.

En colère, un des indigènes (il était tout petit et maigre) nous a dit :

« Partez, sinon on tire ! »

Impassible, j’ai regardé autour de moi. Rien, sauf quelques tentes aux tissues abîmés et troués. Le sol était recouvert de pierres pointues, de feuilles mortes et de branches ruinées.

Tout à coup, ils ont laissé tomber leur arme. Ils nous ont laissé nous reposer à condition que nous les laissions tranquilles, en expliquant :

« On ne veut pas vous laisser repartir. La mer contient beaucoup de dangers. »

Puis nous nous sommes endormis.

16 juillet 2016

Aujourd’hui, les indigènes nous ont montré leur petit village, au sol recouvert de béton. Ils m’ont expliqué qu’ils sont 100 habitants. J’ai distingué dix tentes, où vivent dix personnes dans chacune. Les indigènes peuvent s’exprimer comme nous, mais quand ils communiquent entre eux, ils emploient une autre langue, que je ne connais pas. Ils sont tous vêtus de longues robes multicolores et d’un chapeau en paille, et leurs chaussures de couleurs argentées brillent au soleil.

17 juillet 2016

Les indigènes nous ont présenté leurs armes, car une seule fois nous sommes allés chasser. Les habitants nous ont expliqué que le soir nous mangerions de la viande sauvage et le jus des plantes.

Au dîner, nous nous sommes assis tous autour d’une table basse sur le sol. Avant de manger, nous avons prié. Puis chacun a reçu de la nourriture à son tour. Lors du souper, personne n’a parlé, sauf si quelqu’un désirait se resservir. Mais malgré tout, j’ai apprécié la soirée car la nourriture était excellente.

18 juillet 2016

Aujourd’hui était un grand jour. Nous avons embarqué pour retourner vers notre pays natal. Après avoir remercié les indigènes pour ces merveilleuses journées, nous sommes partis. Je n’oublierai jamais ce magnifique voyage.

Par Alexander Stippl, 5e5

28 Janvier 1536

Un énorme orage. L’océan Pacifique est connu pour ses tempêtes. Depuis des mois, nous sommes partis de la France vers l’Amérique dans l’espoir de trouver de nouvelles îles, de nouvelles cultures. De plus en plus d’énormes tempêtes se formaient, mais celle-ci était la plus forte que je n’avais jamais vue. Notre voile est tombée sur le pont, puis une énorme vague s’est jetée sur notre bateau et j’ai perdu connaissance.

29 Janvier 1536

Je me suis réveillé sur une plage. Tout de suite, j’ai senti l’humidité. En me levant, j’ai aperçu une jungle. En regardant autour de moi, je n’ai vu personne de mon équipage. Dans la mer flottaient accord des planches de bois. Mon bateau !

Soudain, j’ai entendu un bruit dans la jungle. En me retournant, j’ai distingué des hommes. Ils étaient presque nus, vêtus uniquement d’un petit tissu entre leurs jambes, couverts de maquillage sur leur corps, portant des boucles d’oreilles en métal, des lances et des arcs. Des Indiens ! L’un d’eux a crié : 

« Qui êtes vous ? »

- Je m’appelle Capitaine Brunk. Pourquoi parlez-vous ma langue ?

- Notre peuple l’a apprise il y a des centaines d’années.

- Une énorme tempête a détruit mon bateau. Je me suis réveillé ici sur la plage. Où suis-je ?

- Je m’appelle Bulak. Je suis le chef de notre village. Tu es sur notre île dans l’océan Pacifique. Où est ton équipage ?

- Je ne le sais pas. Est-ce que je peux manger et dormir chez vous ?

- Venez. »

5 Février 1536

Ces derniers jours, j’ai étudié leur culture. C’était fascinant. Dans leur petit village, ils ont construit d’immenses temples aux rideaux en tissu, à la porte d’or et aux murs en marbre. C’est un peu fou. Un petit village en bois, mais aux temples en or. Ils estiment beaucoup la religion du dieu Lolik. Pour eux, il est leur sauveur.  J’ai découvert plusieurs champs avec du blé, des étables avec des vaches, des chevaux et des moutons. Les villageois habitent dans de petites huttes en bois, aux rideaux salis et au jardin fleuri. Les gens de cette île vivent en harmonie avec la nature. Ils plantent plusieurs légumes dans la terre, ramassent les fruits qui tombent par terre et pêchent du poisson de la rivière.

8 Février 1536

Aujourd’hui était le jour de la fête de Lolik. Nous nous sommes tous rassemblées sur la place au milieu du village, devant la statue du dieu de ce nom. C’était une importante cérémonie pour ce peuple. Ils ont brûlé du blé devant cette statue. C’est le jour où on donne quelque chose au dieu pour que la prochaine récolte soit aussi bonne que celle de cette année.

Plus tard, nous avons été invités à un énorme repas. Sur la table étaient disposées de la viande, du poisson, des légumes, des fruits exotiques, du pain et du fromage. Nous avons mangé pendant des heures avant d’aller dormir.

16 Avril 1536

Aujourd’hui, c’est la dernière fois que j’écris dans mon carnet de voyage. J’ai décidé définitivement de rester ici sur l’île jusqu’à la fin de ma vie. Mon nouvel ami Troch m’a aidé à planter un petit jardin de potage et une hutte dans laquelle je vis maintenant.

Nialla sur l´ île Alegranza, par Lisa Gwiss, 5e1

 9 mai 1955:

                   Bonjour, je m´ appelle Caroline Gaufrés et j´ ai 19 ans. En ce moment, je suis assise dans un grand navire pour rendre visite à ma famille en Afrique. Il me reste encore 20 heures avant de voir ma sœur. Pour que le temps passe, j´ ai décidé de commencer le livre: Magellan, le premier tour du monde. Nous n´étions éloignées que 2 heures de l´Afrique quand une tempête est survenue. Je me rappelle qu´il  s´est produit un sonassourdissant et que,  pendant les secondes qui ont suivi, le navire s´ est rempli d´ eau.

10 mai 1955 :

                   Je me suis réveillée sur un bout de bois sur la mer Méditerranée, seule.A l´horizon,  j´ apercevais un petit point noir. Mais comme je n’en étais pas sûre, j´ ai pris un moment pour l´ observer. J´ ai regardé la mer ou nageaient des poisson de toutes les couleurs . A la nuit tombée, je me suis mis à l'aise et me suis endormie paisiblement.

11 mai 1955

                    „Ahollaa!“, criait un homme gigantesque qui s´ était placé devant moi. Ce cri m´ a réveillé de mon rêve extraordinaire. Il m´ a fait un signe de main qui m´ ordonnait de me lever. Je lui ai obéi. À nouveau, il m´ a fait signe de venir. Il ne me paraissait pas très sympathique, mais je l´ ai suivi car j´ avais faim. Nous sommes passés à côté d´ une forêt mystérieuse, dans laquelle nous sommes rentrés. Accroché à l´ arbre, un serpent, marron avec des petits points jaunes et bleues, nous observait. Après environ une demi-heure, nous sommes sortis de la forêt et rentrés dans un petit village avec au milieu, une colline ou se dressait la case principale. Nous sommes rentrés et au bout d´ un moment, tous les habitants se sont précipités devant moi et l´ homme inconnu. Très excités, les villageois avaient tous des vêtements déchirés, marron, et un chapeau noir avec des points de la même couleur. Pendant que je les observais, Cadi, l´ homme qui m´ avait sauvé et amené à Nialla, tenait un discours. Cadi parlait encore ce langage qui ressemblait à l´ espagnol, sauf qu´ à chaque mot il rajoutait un „a“ au début et à la fin. Au fur et à mesure je commençais à comprendre ce langage car à l´ école, j´ avais fait quatre ans d´ espagnol.

 Le soleil s´ était déjà couché depuis un quart d´ heure. Cadi a parlé encore une demi-heure. Au moins une heure après, il m´ a fait signe de venir pour me montrer ma cabine. Très simple et petite, elle était de forme ronde, au toit fabriqué en paille et aux murs de pierres, comme tous les autres. Au milieu, un tapis de couleurs claires embellissait ma chambre. À côte se trouvait un petit lit qui me semblait très vieux, mais confortable. À gauche de la porte, un canapé jaune. Avant de tout me montrer, Cadi m´ a apporté un fruit exotique et un verre d´ eau. 

Depuis ce moment, Cadi m´a semblé plus sympathique et serviable que ce matin, et je pense que lui aussi me trouve maintenant plus sympathique.

12 mai 1955 :

                     „ Ahollaa, Caroline !“ s´ exclama Cadi. Il était assis sur mon lit, en train de m'arracher à mon rêve fantastique. Dehors, le soleil brillait sur la fenêtre qui éclairait ma chambre. Cadi m´ a fait signe de venir pour me montrer la petite cité. Pendant ce temps là, il m´ a expliqué comment ils avaient construit le peuple, et ensuite nous sommes montés sur la colline où se trouvait la case principale. Quand nous sommes rentrés, j´ étais un peu surprise car elle ne ressemble pas du tout aux châteaux européens. C´est comme si on avait mis plusieurs cases en haut et sur les côtés, et que les murs et le toit sont construits en pailles. En Autriche,  nous connaissons les palais décorés d´or mais celui-ci n´ avait pas de décorations. 

Après cette visite,  nous sommes allés dans une case normale ou était placé, sur une table ronde, un vieux téléphone. J´ étais sauvée ! D´ abord j´ ai indiqué à  mon père mon emplacement et ensuite il  a appelé la police en Italie. Cela, prochaine mauvaise nouvelle : je devais attendre au moins 3 ou 4 jours avant qu´ ils viennent me chercher ! Cadi a vu à mon visage que quelque chose n´ allait pas. Mais je lui ai tout expliqué en ce langage inventé. Il était un peu étonné que je le maîtrise aussi bien.

15 mai 1955 :

„Caroline ! “ criait une voix connue. Je pensais connaître cette voix: bien sûr! C´ était Emma, ma petite soeur.

-Emma ! “ ai-je hurlé.

Nous sommes tombées dans les bras l´ une de l´ autre. Elle m´ a dit que nos parents attendaient dans l´ hélicoptère et que nous partions au port pour nous rendre  en Espagne.

 „Mais… si nous restions ici?“ ai- je  proposé.

Et cette question a changé deux semaines de ma vie : mes parents, Emma et moi, avons passé de merveilleux vacances sur un île mystérieuse de la mer Méditerranée.

Par Antoniu Pavel, 5e5

3 janvier 1543

 Le jour de départ est finalement arrivé pour moi, Fernand Pizarro, capitaine du Concordia, le plus puissant navire du Portugal, et chef de 223 hommes armés jusqu’aux dents avec les armes les plus modernes du monde.

Mes sentiments sont divers …. : j’éprouve de la joie d’aller explorer le mythe de la cité d’or en Patagonie, mais aussi du chagrin, car je dois quitter ma famille….

A 14.30 nous partons en direction des iles Azores.

20 janvier 1543

Nous sommes enfin arrivés à 15.30 pour approvisionner le navire en nourriture, eau fraiche, armes…. Il fait très beau à Angra de Heroismo, la capitale ensoleillée des Iles Azores, une ville aux forets riches en animaux et plantes, aux habitants aimables et aux maisons blanches comme le marbre.

Nous sommes restés 10 jours ici dans ce merveilleux pays, dans cette ville accueillante.

2 février 1543

En ce moment, nous sommes au milieu de l’Atlantique, en route vers le Brésil.

Nous avons choisi ce pays pour nous approvisionner, car c’est un lieu riche en fruits délicieux et certains de nos hommes parlent la langue des indigènes.

4 février 1543

Une affreuse tempête nous a frappé seulement à vingt lieux de la côte du Brésil. Nous avons eu l’impression que le mât principal allait bientôt s’écrouler. Nous avons passé la latitude du pays et nous nous sommes trouvés en territoire inconnu.

Tout d’un coup, le mousse a vu terre à l’horizon ! J’ai décidé de nous arrêter sur cette côte-là   pour empêcher  que nous soyons engloutis par les vagues.

6 février 1543

Après ce naufrage, nous nous sommes retrouvés sur une plage inconnue, avec quinze de nos hommes morts durant la tempête et la moitié des provisions détruites. La coque du navire a été cassée, mais nous avons réussi à diriger le bateau sur la plage. Heureusement, les armes sont restées intactes.

7 février 1543

Sur la plage régnait un grand silence lourd. La côte était humide et sans trace de nourriture. Une grande forêt dense s’ouvrait devant nous, mais aucun n’avait pas le courage d’y entrer. Néanmoins, nous ne pouvions plus rester en cet endroit : nos compas et boussoles étaient cassés et les réserves de nourriture ne suffiraient jamais pour tout le monde.

J’ai donc décidé de partir et de m’aventurer dans la jungle dans l’espoir de trouver de la nourriture et de l’aide.

Ainsi, armés et bien équipés, nous sommes entrés dans la jungle.

9 février 1543

Après des heures entières de marche, nous avons enfin trouvé quelque chose de magnifique : un champ recouvert des fruits bleus grands comme des oranges qu’on avait jamais vu en Europe. Il y en avait des milliers et des milliers. Ces fruits avaient un goût sucré et aigre en même temps ; nous nous en sommes régalés et nous nous sommes reposés à l’ombre des arbres. Tout le monde a réussi à s’endormir…. Sauf moi.

Je n’ai pas pu dormir, car j’ai pensé à ma famille, à mon pays et aussi surtout au motif de cet expédition : la cité d’or perdue en Patagonie…. A la maison, beaucoup croient que ce n’est rien qu’un mythe. Même le roi ne croit pas vraiment qu’elle existe. Il n’a autorisé cette expédition qu’afin que moi et mes hommes venions conquérir ces terres au sud du Brésil au nom du royaume de Portugal.

Mais moi… moi je suis sûr que tout n’est pas un mythe !

10 février 1543

Aujourd’hui, nous sommes partis de bonne heure. Notre plan était de trouver des indigènes, d’observer s’ils sont aimables ou pas et de leur demander s’ils connaissent le mythe de la cité perdue, la cité d’or.

Nous avons pris un bon repas de fruits et de viande de lapin et après avoir mangé, un de mes hommes est venu me voir pour me dire qu’il avait aperçu des indigènes pas loin de nous. Il m’a dit qu’ils sont armés de lances et de couteaux en métal et qu’ils ont des hauberts en or pure avec des casques bizarres qui recouvrent leurs nuques.

Complètement bouleversé et désemparé, j’ai pris la décision de partir avec cinq de mes plus hardis combattants pour rencontrer ces natifs du pays.

Nous nous sommes approchés d’eux, mais malheureusement, un de nous est glissé sur une branche et est tombé en arrivant jusque tout près de deux de ces hommes. Les indigènes, qui menaient une conversation dans une langue inintelligible, se sont tout de suite levés en poussant des cris de peur. Evidemment, nous avons couru à l’aide de notre compagnon et ainsi, nous nous sommes trouvés juste devant ces gens. Ils étaient tous grands et robustes. Ils ont immédiatement dressé leurs lances vers nous et nous avons fait la même chose avec nos épées. Juan, un de mes camarades, a commencé à parler avec eux dans un dialecte de la langue des Patagons, car il le connaissait parfaitement, et à notre grande surprise, les natifs ont répondu.

Donc Juan, notre nouveau traducteur, leur a dit que nous fussions arrivés du Portugal, que nous sommes venues en paix et, le plus important, que nous désirons leur demander s’ils ont entendu l’histoire de la cité d’or. A ce point-là, les indigènes sont éclatés de rire et nous ont raconté qu’ils venaient justement de cette cité et qu’ils seraient heureux de nous amener là-bas.

12 février 1543

Nous voilà enfin arrivés ! D’une amabilité extraordinaire, nos nouveaux amis nous ont conduits jusqu’à la porte principale de cette ville de rêve, qui est entourée de grandes montagnes verts et protégée par d’énormes remparts faits de pure roche rouge.

Soudain, nous nous sommes trouvés entourés d’un océan de gens. Tout le monde voulait s’approcher de nous, tout le monde voulait toucher notre peau blanche et nos casques pointues.

J’ai observé que tout, dans cette véritable métropole, est très bien organisé : des rues étroites en pierre avec canalisation, des maisons grandes et un château impressionnant, un marché énorme ou on vend de tout –  bijoux, fruits rares, épices inconnues, même des esclaves et surtout de l’or, de grandes quantités d’or.

Bouleversés, nous nous sommes rendus compte que nous avons découvert toute une nouvelle civilisation :  les maisons de la ville étaient toutes composées de deux à trois chambres, aux énormes toits bleus et aux murs magnifiquement décorés avec des merveilleuses fresques ; la cité était divisée en quatre quartiers ; dans chaque quartier se dressait une grande pyramide – un temple ; la religion locale était très compliquée, avec beaucoup des rituels.

Les gens du pays croient en un seul dieu, le Dieu Créature, qui est entouré de petits anges protecteurs.  Chaque mardi, on se rassemble dans le temple du quartier pour la grande prière et tout le monde arrive habillé dans une grande robe bleue, qui symbolise le ciel, la maison du Dieu Créature et avec des fleurs superbes dans les cheveux. Seul l’empereur et sa famille arrivent habillés dans des habits multicolores, avec beaucoup de rouge, de vert et avec des décorations des plumes et plantes merveilleuses.

13 février 1543

A la demande de l’empereur, nous avons dormi dans des écoles et dans des bâtiments publics avec tout le confort nécessaire, sans avoir ni froid, ni trop chaud dans la nuit. Il semble d’ailleurs qu’ici le soleil brille tout le temps et que le climat dans cette région est doux pendant toute l’année.

J’ai observé aujourd’hui que le palais impérial, ou résident l’empereur et ses ministres dans des somptueuses chambres et appartements, se trouve dans le milieu de la ville. C’est le plus beau château que j’ai vu dans ma vie.  L’empereur est élu d’une manière formelle par le peuple et les ministres, donc c’est une forme de démocratie. En même temps, traditionnellement c’est le fils du roi qui prend le pouvoir après la mort de son père, donc c’est aussi une monarchie. Bref, c’est un mélange politique.

Comme cette ville est très riche, il n’y a pas – d’après ce que j’ai vu - de gens « pauvres ». La grande majorité de la population est formée par des marchands et paysans prospères.  On cultive beaucoup des fruits, légumes, épices exotiques et inconnues pour nous et qui font part des habitudes culinaires quotidiennes des gens. On mange les grands fruits bleus, surtout le matin et les habitants en font aussi un jus pour leurs cérémonies religieuses de mardi.

J’ai beaucoup apprécié le fait que les indigènes sont un peuple pacifique. Ils n’ont pas eu de guerre les derniers ces 50 derniers années, même si les hommes sont armés et savent qu’ils doivent aller à la guerre, si c’est le cas, pour défendre leur terre. Ils sont tellement aimables que beaucoup d’eux désirent que nous restions vivre avec eux, mais je crains que si on reste ici trop longtemps, le Portugal nous croira morts….

15 février 1543

Quelle surprise aujourd’hui ! L’empereur nous a envoyé ses meilleurs charpentiers pour reconstruire notre navire. Encore mieux, il nous a proposé de lui donner nos livres sur la médicine, l’ingénierie, la construction des armes et navires et une part de nos armes à feu en échange, en signe de gratitude, de 10 to. d’or pure !!! car ils en possèdent assez.

Bien sûr que j’ai été d’accord avec cette offre généreuse, car je n’avais vraiment pas envie de faire la guerre à nos hôtes.

18 mars 1543

Finalement dans ma patrie !

Avec une petite part de l’or de nos amis de Patagonie nous avons réussi à acheter une énorme quantité d’épices exotiques et des fruits et plantes nouvelles bien conservées pour le voyage et nous voilà, riches et glorieux, de retour au Portugal !

Même le roi a compris qu’il est préférable d’avoir de bonnes relations commerciales avec les indigènes des nouvelles terres que de les conquérir par la guerre.

Heureusement pour moi, car autrement j’aurais risqué ma tête.

Par  Nicolas Purel 5e1

                                                  

Lundi 10 Novembre 1655.

    Je me nomme  Jean Nago.  Par un grand soleil d’été, j’étais sur le Pegasus, un grand navire français mené par le célèbre Jack Haddolck. Nettoyer la cabine du capitaine était la principale occupation de mes journée.  Aujourd’hui, un cachalot enragé par la perte de son petit a attaqué notre navire. Tout à coup, le capitaine a crié de toutes ses forces :

« Sortez les postes d’harponnages ! »

 Nous avons exécuté l’ordre le plus vite possible !

   Quelques secondes plus tard, les postes d’harponnages étaient prêts à faire feu. Chacun à nos postes, nous avons attendu les ordres du capitaine. En face du poste d’harponnage n°3, situé au fond du bateau, la baleine nous faisait  face. Sous pression,  le matelot a tiré  sans l’accord du capitaine. Le harpon a raté sa cible,  la baleine, consciente de l’attaque, a foncé sur le bateau et a fendu la coque  du navire. Plusieurs de mes co-équipiers ont sauté à l’eau. Certains sont morts de faiblesse où ont été mangés par les requins. Pour ma part, je suis resté sur le bateau avec le capitaine.

Derrière le navire, se trouve une barque de secours pour les moments de grands dangers.  Nous l’avons prise et nous nous sommes échappés vers l’ouest. Soudain, nous avons aperçu une île où nous pourrions prendre du repos !

      Nous avons accosté sur la plage de sable blanc. J’ai tout d’abord commencé à chercher du bois pour faire un feu pendant que Jack Haddolck faisait un repérage des lieux. Le soleil se couchait à l’horizon, la pénombre arrivait peu à peu, le capitaine n’était toujours pas rentré. Il avait sans doute  eu un problème. Anxieux, Je suis vite parti pour essayer de le retrouver. Je l’ai cherché un long moment, en vain. Je  continuais mon chemin pour revenir au campement quand j’ai entendu un bruit derrière moi.

  

J’ai repris connaissance dans un petit village !

    La chaleur était insoutenable ; il y avait beaucoup trop d’insectes à mon goût ! J’ai apercu des yourtes au loin qui étaient constituées uniquement de branchage et de boue. Un grand feu crépitait, qui réchauffait les villageois.

   Tout à coup, j’ai aperçu un homme vêtu de peaux d’animaux. Ce guerrier portait un bouclier, un arc et des flèches dans son carquois. Sans un mot , il m’a pris par le bras  et m’a entraîné hors du village contre un tipi, fait de grandes branches d’arbre et de peau d’animaux cousues entre elles par des boyaux, devant lequel se tenaient deux gardes exactement  semblables au premier qui était venu me chercher.  J’ai enfin compris qu’on m’emmenait voir le chef du village. J’espérais voir le capitaine. Et oui ! Lui aussi était à l’intérieur  du tipi! Je me suis assis sur de la peau de gorille.

Le chef portait un pagne et une coiffe faite de plumes de perroquet sur sa tête. Il était armé d’un arc et de flèches.

Le chef du village a essayé de nous parler, mais la communication était difficile : sa langue m’était inconnue.

Nous avons essayé de lui faire comprendre notre demande avec des gestes de la mains et des postures bizarres. Nous lui avons demandé si nous pouvions rester un peu de  temps pour nous nourrir et reprendre des forces.

J’aurais bien voulu envoyer un message par pigeon voyageur  pour qu’on vienne nous chercher !

    Nous étions très anxieux car nous ne savions pas ce qu’il allait dire ! Il aurait pu refuser  et nous aurions été obligés de quitter le village sans espoir de survie. Par chance, le chef du village accepta notre demande.  Quel n’a pas été notre soulagement, car nous ne savions pas où nous refugier !

Le chef nous a proposé de manger. Il nous a emmené dans une yourte où  étaien posés des pastèques, des mangues, des bananes et des fruits du dragon. Celui-ci, magnifique, avait des couleur rougeâtre, il était délicieux !

Le mardi 11 Novembre

Le lendemain, nous avons cherché une feuille d’arbre pour écrire un message pour expliquer nous étions perdus sur une île au sud-est de l’Afrique. Un oiseau s’est posé près de nous comme un bon présage, et nous lui avons accroché le message à la patte. L’oiseau s’est envolé mais nous ne savions pas s’il allait arriver à bon port. Ensuite, nous avons commencé  à couper du bois pour  construire un radeau . Nous scrutions l’horizon tous les jours, nous espérions voir un navire au loin. En vain.

La vie suivait son cours au village, nous prenions part aux festivités. Les villageois étaient très gentils avec nous. Ils nous ont même invités à un banquet avec des danses et de la nourriture à profusion. Nous avons compris que c’était l’équivalent du jour de la Saint valentin pour cette tribu.

« Cette soirée est juste magnifique », s’est écrié le capitaine.

« Oui elle l’est », ai- je dit !

Pendant le banquet, un femme âgée s’est approchée de moi et a commencé à me parler une langue incompréhensible.

Je lui ai répondu avec les mains et en lui faisant des sourires ! Le devin du village est venu, il savait presque parler toutes les langues. Il disait que c’était une offrande des dieux de pouvoir communiquer avec des inconnus.

La fête avait pour but d’honorer leur dieu Râ. Ils ont sacrifié une bête pour l’offrande. Puis les habitants du village ont brûlé le corps de l’animal et l’ont enterré. Le chamane a récité des douces paroles pour que Râ accepte leur aumône. Ensuite, ils ont prié  en cercle pour que le dieu accepte leur offrande et les bénisse. 

Vendredi 14 novembre 1655

Jack est tombé gravement malade : lors de la fête, il a dû manger un aliment toxique. Son état de santé empire d’heure en heure, la fièvre monte, il grelotte, je suis inquiet.

Quant à moi, je me suis fait piquer par une mygale, j’ai eu atrocement mal. Heureusement que le chef du village  m’a prévenu qu’une plante m’enlèverait la douleur si je la frottais sur la piqûre.

Dimanche 16 novembre 1655

Jack vient de mourir et je risque de l’être bientôt aussi. Ma vie n’a été que remords après m’être fait attaquer par un cachalot et piqué par une mygale. Après tant de souffrances, je viens de perdre mon seul ami, le capitaine.

Jeudi 20 novembre

Je me sentais aussi faible qu’un escargot qui avait couru un marathon.  J’avais des hallucinations,   tout à coup  j’ai eu  envie de vomir.

Samedi 6 Janvier 2018

J’ai sauté de mon lit et me suis aperçu que j’avais rêvé. Je n’avais mal nulle part, aucune piqûre de mygale sur mon corps .

Tout ca n’était qu’un mauvais rêve ! Le réveil vient de sonner, je dois vite aller en cours !

Par Eloi Jeaunaux, 5e5

3 janvier 1880

C'était sur un navire qui naviguait en direction d'une île marchande, avec un équipage de quinze matelots et un capitaine. J'étais l'un des matelots. Mais, durant notre voyage, une immense tempête nous a fait dériver de notre trajectoire.

4 janvier 1880

Nous nous sommes réveillés sur le sable, entre la mer et les arbres de ce qui semblait être une île. Notre bateau était couché sur le sol à quelques mètres de nous. Nous avions eu beaucoup de chance, car tous les matelots étaient encore vivants. Le capitaine nous a dit :

« Allez chercher les armes dans la cale du navire, nous allons pénétrer dans la jungle. »

 Il pourrait en effet y avoir du danger, comme des animaux sauvages ou des indigènes hostiles.

Pendant un certain temps, nous avons marché sans incident, jusqu'à ce que nous voyions un village indigène à environ vingt mètres de nous. Dans le village, personne, sauf une statue en bois qui représentait un crocodile. Nous nous sommes aventurés dans le village et, tout à coup, tous les indigènes nous ont encerclés. Les indigènes étaient tous habillés avec de longues feuilles qui protégeaient le bas de leur corps, sauf les enfants qui étaient tous nus. Ils dansaient, ils chantaient, mais nous, nous ne savions pas ce que tout cela signifiait.

Et soudain, ils se sont arrêtés. Un personnage vêtu d'une grande couronne de feuilles est arrivé. La personne avec la grande couronne a commencé à parler dans une langue inconnue. Dès qu'elle a eu terminé de parler, tous les indigènes sont partis dans la forêt en courant. Les indigènes restant nous ont invités à nous asseoir sur un matelas de feuilles. Nous étions tous très fatigués et aucun de nous n'a hésité à s'endormir.

5 janvier 1880

A notre réveil, le sol était couvert de fruits et de poissons. Personne n'avait pu  résister à toute cette nourriture mais elle était si abondante qu'il y en avait encore beaucoup. Tout le monde avait participé au festin, sauf notre capitaine. Mais, à ce moment-là, nous l'avons vu arriver avec le chef des indigènes. Il nous a annoncé qu 'on allait rester ici un  certain temps, et personne ne s'y est opposé.

17 mars 1880

Un matelot est entré dans la hutte du chef des indigènes pour voir à quoi elle ressemblait à l'intérieur. Il a vu des sortes de petits fragments de diamants accrochés au mur, des bouts de bois taillés en forme d'animal, des lances... Il a aussi vu un panier caché derrière des feuilles. Très curieux, il s'est approché du panier et il l'a ouvert. Ce qu'il a découvert était plus horrible que les autres choses trouvées. Il est sorti rapidement de la hutte en gardant un morceau de ce qui l'avait énormément troublé. Il est allé voir le capitaine et il lui a demandé s'il pouvait lui montrer ce qu'il avait trouvé dans la hutte du chef indigène. Dès que le capitaine a vu cet objet, il a rassemblé tous ses hommes et leur a montré ce qu'avait trouvé le matelot. Il avait trouvé un crâne humain ! A la vue du crâne, nous avons maintenant compris que les personnes qui nous avaient accueillis si aimablement étaient cannibales ! Le capitaine a décidé qui fallait quitter le village cette nuit.

Pendant la nuit du 17 mars1880

Une fois tous les indigènes endormis, l'équipage est parti du village en essayant d'être le plus silencieux possible. Nous nous sommes enfoncés dans la forêt jusqu'à ce que nous arrivions sur la plage et nous nous sommes réfugiés dans notre bateau échoué.

20 mars 1880

Le capitaine a décidé de construire avec ses hommes un radeau pour quitter l'île. Nous avons commencé à couper les arbres les plus proches du sable. Une fois un grand nombre d'arbres coupés, nous nous sommes refugiés dans une chambre du navire pour y passer la nuit. Nos armes à la main, la porte fermée à double tour, les meubles devant celle-ci, nous étions alors bien barricadés. Le matin, personne n'a manqué à l'appel. Une fois sur le sable chaud de l'île, nous avons commencé à construire le radeau.

21 mars 1880

Une fois le radeau construit, il fallait maintenant trouver de la nourriture. Tous les matelots ont participé à la cueillette et, au bout de quelques heures, il y avait suffisamment de fruits pour tout le monde. Nous avions bien l'intention de pêcher, durant le trajet en mer, avec les filets et les cannes à pêche qui se trouvaient dans la cale du navire. Nous étions donc prêts à partir. Une fois le radeau à l'eau, nous avons commencé à nous diriger vers l'île marchande.

31 mars 1880

Nous avons vu l'île marchande et, au bout d'une heure, nous sommes enfin arrivés au port, où nous avons raconté notre histoire à tout le monde.

21 avril 1880

Après plusieurs jours de récupération, on nous a offert un nouveau navire plus grand que le  précédent, avec lequel nous avons pu rentrer chez nous, en Europe.

Par Emilie Stutzmann, 5e5 

11 juin 2018

C’était un beau jour d’été à Hawaii. Enfin des vacances ! Je suis allée me baigner dans l’océan bleu-clair avec mon nouveau maillot de bain. Mais ce matin, j’avais l’impression qu’une ombre me suivait. J’ai voulu sortir de l’eau mais une main m’a retenu. En tenant mon pied, elle m’a repoussé dans l’eau avec une force incroyable. Surprise, je me suis retournée, mais la créature n’était plus là ! J’ai repris mon chemin vers ma chambre d’hôtel, mais je n’ai pas pu bouger et j’ai perdu conscience.

12 juin 2018

Petit à petit, j’ai reconnu des couleurs. Où étais-je ? J’étais allongé sur un lit en cuir. En me levant, j’ai vu que j’étais vêtue d’une robe rouge. Je suis sortie de ma nouvelle maison, une hutte, et j’ai cru voir le paradis devant mes yeux : des dragons multicolores voltigeaient au-dessus de ma tête. Mon rêve d’enfance avait toujours été de voler sur un dragon ! J’espérais que j’aurais l’occasion de le faire. Au loin, je voyais un feu, au-dessus de celui-ci rôtissaient de la viande et des légumes. Comme j’avais faim, je me suis approchée de la nourriture, mais je ne remarquais pas que des gens entouraient celle-ci.

Soudain, un homme s’est levé et il m’a regardé comme si j’étais un éléphant rose. L’homme était torse-nu, la seule chose qu’il portait était un pantalon court en cuir.

« Ah ! Tu t’es enfin levée ! Tu as sûrement beaucoup de questions, assieds-toi. », a-t-il dit. Personne ne me regardait, sauf l’homme qui venait de me parler.

« Je vais me débrouiller seule, merci. » ai-je répondu en m’éloignant. Comme j’étais déjà fatiguée, j’ai pris le chemin de ma hutte. Quelle journée étrange !

13 juin 2018

Je me suis réveillée lentement en voyant le soleil haut dans le ciel. Je suis sortie dans la forêt dans laquelle avait été construite la maison. Ce matin, je ne voyais pas les dragons, et je me demandais où ils étaient. Hier déjà, j’avais remarqué l’immense arbre qui était 100 fois plus grand que moi. Mon but était d’y aller, mais comment ? L’arbre était trop loin pour l’atteindre à pied, un dragon serait parfait dans cette situation. Par miracle, une des créatures majestueuses est descendue du ciel et m’a fait signe de monter sur son dos. Je ne savais pas où il allait m’emmener, mais on ne vole pas chaque jour sur un dragon quand même ! Je me suis assise sur son dos, ses ailes ont commencé à bouger. Quelques instants plus tard, nous étions dans l’air. Peu après, il m’a déposé dans un grand trou dans l’arbre, où une femme m’a accueilli. Elle portait une longue robe en cuir, une couronne qui semblait être faite en bois et des sandales. Elle m’a expliqué à quoi servait cet arbre.

« La déesse Tyrande nous l’a offert en signe de sa protection. Chaque matin, mon peuple vient prier autour de l’arbre », m’a-t-elle expliqué.   Ce dragon est le vôtre. Il dormira devant votre porte. Il comprend la langue que vous parlez. 

  • « Votre » peuple ? Qui êtes-vous ?
  • Je suis la reine de ce pays dont vous êtes maintenant un habitant. Et maintenant allez-vous en, j’ai autre chose à faire ! »

Comme je n’avais rien mangé depuis deux jours, j’ai dit à mon dragon de me déposer au centre du village, où je pouvais peut-être manger. Comme je le pensais, j’ai vu de la viande et des légumes au-dessus du feu. Je me suis demandée de quel genre de viande il s’agissait.

 « C’est de la viande de dragon, il n’y a pas d’autres animaux ici. » m’a fait savoir un des hommes autour du feu.

-De la viande de dragon ? Mais ils sont si gentils, pourquoi faut-il les manger ? »

Je n’ai mangé que des légumes ce soir, tant cela me faisait mal au cœur de manger du dragon.

13 juillet 2018

Je me suis déjà habituée à ce pays étrange. Il y a quelques jours, j’ai appris que si je m’opposais à prier chaque matin, j’allais être brûlée et donnée à manger aux dragons et qu’il n’y avait pas de chemin pour rentrer à Hawaii. Mais j’aime tant ce pays que cela ne me dérange pas d’y rester.

Par Florian Schreiber, 5e5

1er Juillet 2015,

ceci est le carnet de bord d’un voyageur (temporel). Le Présent est le temps que je vais quitter en entrant dans Temporis première du nom, la machine temporelle dans laquelle je vais pénétrer, pour en ressortir dans le futur.

21 Novembre 3793,

la porte de Temporis I s’ouvre et laisse place à un magnifique soleil. Je suis dans le futur! J’essaye de me lever, mais en vain :la pression atmosphérique est trop forte.

22 Novembre 3793,

des robots en armure solide m’emmènent vers un immense bâtiment gris, une espèce de bunker à l’intérieur duquel tout, ou presque est en verre plus ou moins transparent, mais toujours légèrement bleuté. Toutes les personnes sont armées, pire que dans le Pentagone. Un homme en uniforme bleu s’approche de moi et se présente : c’est un officier haut gradé dans l’armée de ce pays qui m’est encore inconnu qui s’appelle C-03/45.

Des hommes en armure grise ordonnent aux robots de me lâcher et C-03/45 me prie de le suivre. Nous montons quelques marches et il me montre avec ce qui me semble être un lit. Il m’explique que je dois me reposer avant de voir le « Président ».

23 Novembre 3793 :

C-03/45 m’emmène quelque part en voiture. En route, il m’explique que la couleur des habits des gens dépendait de leur fonction, par exemple : les militaires en gris, les médecins en blanc et les hauts-fonctionnaires et officiers en bleu. En quelques temps, nous pouvons apercevoir une ville mais en apesanteur! C’est une ville immense d’au moins 5000km² aux gratte-ciels gigantesques de plus d’1km de haut!

30 Novembre 3793, pendant 7 jours, inconscient.

Quand j’ouvre les yeux, je remarque avec horreur que je suis enfermé dans une bulle d’eau flottant sur l’air. Des hommes en bleu m’observent avec des appareils électroniques. C-03/45 rentre dans la salle et commence à crier. À cause de l’eau qui m’entoure, je n’entends rien et le sommeil m’emporte à nouveau dans son royaume.

2Décembre 3793 :

des personnes habillées en couleur rouille me nettoient et m’habillent. Plus tard, un homme à l’armure argentée entre et me prie de le suivre. Je m’exécute et nous entrons dans une salle aux murs couverts d’or, au sol de diamant et au prestigieux trône de platine et d’or blanc. Sur ce trône est assis un homme en armure dorée et à la couronne de diamant, avec à la main un immense saphir grand comme ma paume. Il l’envoie en l’air et l’engloutit sans hésiter. L’homme aux vêtements argentés me chuchote que la personne devant moi est le Président de la république diversienne (diversienne vient du mot Diversia, nom du pays où je me situe actuellement). Le Président m’interpelle d’une voix robotique :

 « -Je suis le Président de cette immense ville moderne et où tout le monde a sa place. Je m’excuse pour ces traitements brusques, mais sache que maintenant tu es mon hôte!

-Je vous remercie, réponds-je poliment.

-Tu viens du passé, n’est-ce pas?, demande le Président.

-Oui, monsieur, confirme-je

-Bien, as-tu des questions? » questionne-t-il, d’un air légèrement curieux.

         Ensuite, je lui pose de nombreuses questions et à chaque fois il répond sèchement par oui ou non. Une fois l’entretien terminé, l’homme en armure argenté me prie de le suivre, pour faire une courte visite de la ville. Je lui demande si c’est normal de répondre sèchement par oui ou non et il me répond sèchement par non, j’en déduis alors que c’est normal.

L’homme en argenté me présente un guide habillé en vert clair qui se nomme G-85/07-8, c’est une personne sympathique qui lui ne répond pas par oui ou non.

3Décembre 3793 :

G-85/07-8 me guide à travers l’immense ville qui me rappelle à New-York. Les voitures y sont volantes! Je demande à mon guide que signifie la couleur rouille de certains et il m’explique :

« -Cette ville est loin d’être parfaite. Quand tu es venu ici, des médecins militaires t’ont virtuellement appris la langue à ton insu et t’ont mis une puce électronique pour pouvoir de situer.

-Je comprends, réponds-je, mais tu n’a pas répondu à ma question!

-Chaque chose en son temps! Ceux qui ne réussissent pas leur test de passage au statut d’adulte son envoyés dans les basses villes, des bidonvilles. Les personnes habillées couleur rouille sont des esclaves venant de ses contrées. Toi aussi tu auras ta place : demain tu seras journaliste!

-Pourquoi?, m’exclamé-je, surpris.

-Parce-que tu sais bien écrire : l’autorité le sait car ils ont lu ton carnet » explique G-85/07-8.

         Nous continuons à marcher lorsque mon guide s’exclama que je dois mourir de faim. Alors, nous allons dans un restaurant et mangeons de l’ambre, du topaze et de l’émeraude, mais bizarrement, la texture égale de celle d’un biscuit breton et le goût… extraordinaire, fabuleux! En mangeant, mon guide m’explique qu’il n’y a pas de croyances religieuses à Diversia à cause des guerres qu’elles ont créées dans le passé.

4Décembre 3793 :

j’apprends que je ne vais pas pouvoir retourner dans le passé et que je vais rester dans cette ville le reste de mes jours.

10Mars 3794 :

la vie me plait ici même si elle reste un peu banale. Je vais arrêter d’écrire là car je pense que le reste de ma vie sera inintéressante à vos yeux.    

Par Manon El Schahawi, 5e1

Je m´appelle Francesco Neapolitano et je suis né à Naples en 1485. Mon père est pêcheur et ma mère travaille à la maison. J´ai deux grands frères et une petite soeur. Depuis mon enfance, je rêve d´être un grand aventurier et d´explorer des contrées inconnues. Avec l´aide de mon oncle très riche, j´ai pu organiser une expédition vers les Indes…

Lundi, 1er Mai 1507

Après une violente tempête en mer, mon bateau a fait naufrage et tous mes compagnons sont morts. Quand je me suis réveillé ce matin, je me suis trouvé, allongé sur un lit en bois. Tout au début, inquiet, j´ai voulu distinguer quelque chose autour de moi. J´ai essayé de me relever, mais une vieille petite femme rabougrie, sur les lèvres de laquelle se dessinait un sourire, m´a retenu. Elle m´a fait des signes de main et j´ai tout de suite compris: elle voulait que je me repose. Quand j´ai aperçu la blessure sur ma jambe, je suis retombé dans le lit et mes yeux se sont automatiquement fermés.

Mardi, 18 Mai 1507

Ce n´est que quelques jours après mon naufrage que j´ai réalisé que quelqu´un m´avait sauvé et que j´avais découvert un nouveau peuple, vivant sur une petite île. Chaque jour, plusieurs hommes et femmes sont venus me rendre visite et peu à peu, j´ai repris mes forces et j´ai pu sortir de mon lit.

Vendredi, 25 Mai 1507

Les premières choses que j´ai senti quand je suis sorti de la hutte dans laquelle on m´avait abrité, ont été les rayons de soleil sur ma peau et l´odeur des fleurs dans mon nez. Une immense jungle s´étendait devant moi et une montagne, qui semblait atteindre les nuages, régnait sur cette dernière. Il faisait très beau et,  jusqu’au bord de l´horizon, le ciel était bleu. Quand je me suis retourné, deux hommes se dressaient devant moi. Grands et vigoureux, tous deux étaient vêtus de feuilles de palmiers et portaient des armes. Ils m´ont fait signe de les suivre. Ce peuple avait probablement un roi et ces hommes étaient ses guerriers.

Tout à coup, j´ai aperçu la femme qui m´avait soigné: elle se dirigeait vers moi et a commencé à parler, à mon grand étonnement, dans la langue de mon pays natal! Son nom était Soura-Bâ. Elle m´a expliqué qu´elle faisait partie du peuple des Barotiens et que je me trouvais sur l´île Ira. Elle m´a dit que le roi de cette île, Irou-Bâ, voulait me rencontrer, et que les deux hommes m´accompagneraient jusqu´à ce dernier. Sur notre chemin vers le palais du roi, je pourrais visiter la ville principale de ce pays.

Sur la route, les immenses maisons étaient entourées de palmiers et au bords de l´artère étaient alignés les étals des marchands. Des femmes tressaient l´isier pour leurs paniers, et des hommes vendaient leurs légumes et leurs fruits. Des enfants jouaient ensemble et une atmosphère paisible régnait sur cette cité.

Tout en observant, je m´approchais de plus en plus d´une haute demeure en marbre. C´était le palais du roi! Les fenêtres étaient ornées de dorures, et j´ai aperçu sur le toit une statue qui représentait le dieu le plus sacré de cette tribu. Après avoir franchi l´entrée, nous avons été éblouis par l´incroyable richesse du décor. Le sol était recouvert de tapis et les murs et le plafond supportaient le poids d´ innombrables miroirs et de tapisseries. Beaucoup de servantes étaient alignées à côté de moi et à la fin du long couloir dans lequel on m´a emmené, était assis le roi sur son trône en or.

Vêtu d´une longue tenue en pourpre et coiffé de plumes multicolores, il portait degrands bijoux argentés; sa peau était colorée en rouge. Au côté du roi setenait Soura-Bâ qui m´a  fait signe d´avancer. Comme elle savait parler ma langue, elle m´a traduit tout ce que le roi m´a dit. Il m´a invité à dîner avec lui et ses ministres pour mieux me connaître.

Peu après, j´ai été emmené dans une petite chambre qui serait la mienne pour les prochains jours.

Quelques heures plus tard, on m´a conduit dans une grande salle où le roi et les autres m´attendaient déjà . Sur la table couverte pour la fête s´entassaient de nombreux plats qui m´étaient étrangers jusqu´à aujourd´hui. Ainsi, ce soir, j´ai mangé une soupe verdâtre et des insectes grillés. Ca a été l´un des repas les plus inhabituels et surprenants dans toute ma vie, mais comme on me l´a expliqué, c´était une tradition. Chaque année, ils organisent une grande fête dans le palais royal en l´honneur de leur principal dieu. J´ai regardé lesdanseurs et les jongleurs autour de moi et écouté les musiciens. On m´a ,apporté du vin, et ainsi, la soirée est passée rapidement.

Samedi, 26 Mai 1507

Ce matin, un voyage inattendu et excitant m´attendait déjà : j´ai eu la chance d´assister à une cérémonie de longue tradition. Après avoir marché pendant une heure dans les profondeurs de la jungle, je suis arrivé à un endroit qui m´a semblé magique: une petite clairière au milieu de la forêt, délimitée par des statues en pierre, au milieu de laquelle se trouvait une statue encore plus imposante que toutes les autres. J´ai reculé de quelques pas et c´est là que le spectacle a commencé: les femmes et les enfants qui nous avaient accompagné, se sont mis à danser en contournant l´immense statue en bois. Celle-ci était couverte d´un manteau de fleurs exotiques et ornée de plumes de paon qui la rendaient aussi majestueuse que le grand dieu Myrkul.

Tout à coup, les hommes ont commencé à brûler le portrait de ce fameux dieu et les cendres sacréesqui sont restées, ont été versées dans un grand pot rempli de terre rouge. Au coeur de ce mélange, ils ont planté un germe de „ Barotumus“ qui donnera naissance à un buisson, portant les fruits de vie des Barotiens.

Cet acte cérémonial a marqué le début d´une nouvelle année pour ce peuple fantastique et la fin de mon voyage extraordinaire.

Pour moi, il était temps de retourner dans mon pays!

Par Corto Salmon, 5e5

27 juin 2580

Je me lève, ravi, très ravi de ce jour tant attendu. Aujourd'hui, nous allons essayer ma nouvelle invention, une fusée à énergie solaire … La fusée va être lancée dans 3,2,1… Elle décolle, elle sort de la galaxie ! Nous perdons le contrôle, on ne la voit plus…

30 juin 2580

Je suis dans la fusée. Fatigué, je m'endors dans ma cabine … Je ne comprends pas ! Pourquoi est-ce-que ça n'a pas marché ? Dépité, je m'allonge sur mon lit et j'attends, j'attends. Soudain, un homme entre dans ma cabine et me dit :

 « —Capitaine, capitaine !!! Nous sommes attirés par une sorte de vaisseau gigantesque ! »

Effrayé, je m'approche du hublot : Effectivement, une sorte de tank géant et volant nous attire à l’intérieur du vaisseau … Dans le tank, des sortes de mercenaires armés jusqu'aux dents nous emmènent jusqu'à leur chef, gros, laid et gras, à la couleur orangâtre et avec un double menton. Étonnamment, les mercenaires parlent la même langue que nous. Le chef s'appelle Ando, il est vêtu d'un collant vert et passe son temps à manger des fruits juteux et acides.

1er juillet 2580

Les mercenaires nous déposent sur la planète capitale de leur galaxie, nommée galaxie aux 100 planètes, Daîdaria.

Un membre important nous attend, vêtu d'une robe bleue comme les sénateurs romains pendant l 'Antiquité. Notre arrivée a été annoncée par les mercenaires. L'homme à la robe bleue, nommé Valorum, est sénateur de la planète Urbanis. Il nous emmène, moi et le reste de mes hommes, au sénat galactique. A bord d'une sorte de voiture volante à turbo-réacteurs, il nous montre l'immense et somptueux temple des Ibjees, les gardiens soldats de la galaxie aux 100 planètes, les immeubles grisâtres dans lesquels vivent les Daîdarias et enfin le sénat galactique.

C'est, de haut, un gigantesque rond gris avec deux grands cercles vides entre le milieu et la fin du rond. La voiture volante nommée speeder s’arrête devant le bâtiment arrondi. Nous entrons, j'aperçois des murs dorés, des colonnes marbrées et des salles spacieuses.

Valorum nous chuchote :

« –Alors en haut, ce sont les appartements du chancelier et des sénateurs. Les vôtres ont déjà été installés, en bas à droite. La salle de réunion se trouve au bout du tapis rouge. Rendez-vous dans trois heures. »

Trois heures plus tard, mon équipage et moi partons pour la salle de réunion. Nous entrons par l'une des 26 portes de la salle ronde… A l’intérieur, j’aperçois 100 sièges et au milieu, un magnifique trône sur lequel est assis le chancelier. Nous descendons les escaliers, nous nous présentons et les remercions pour leur hospitalité. Puis, nous leur demandons comment ils connaissent notre langue. Un des sénateurs, se lève et dit à haute voix :

 « – Il y a très longtemps un groupe d'hommes de notre galaxie est allé sur votre planète et ont appris sans se faire repérer votre langue. »

Je savais à présent, comment ils connaissaient notre langue. Ensuite, j'ai demandé au chancelier comment il gérait le sénat ainsi que la galaxie.  Il m’a dit qu'un chancelier est élu tous les 10 ans. Il doit être sénateur d'une des 100 planètes de la galaxie. Il dirige le sénat qui est composé de 99 sénateurs des planètes de leur galaxie. Les sénateurs sont élus par leur planète natale tous les 5 ans. Pour finir le chancelier dispose d'une garde personnelle, 4 gardes vêtus d'une robe rouge sang et armés d'une lance extrêmement aiguisée.

A la fin de la réunion, ils m'invitent, moi et mes hommes, à venir manger. Sur les différentes tables sont disposés des montagnes de choucroutes à la nanana (une sorte d'ananas mais orange), des feuilles de nabab (divinité de la nature) et des centaines de baies franbys dorées ou rosées. Alors que je m'empiffre de tous ces mets, un homme entre, en criant :

 « – Chancelier, le dieu Jupidon et la déesse Junera sont en colères !

– Calmez-vous, soldat, rétorque le chancelier, allons tous dans la grande bibliothèque, et voyons ce que les dieux ont contre nous ! »

A l’intérieur de la bibliothèque, se trouvent exactement « 7 603 365 0183 » livres qui, tous, ont un rapport avec leurs croyances. Les Daîdarias ont 80 dieux et 20 déesses ; leur chef est Jupidon, son assemblée est composée de 25 dieux et de 12 déesses représentant les plus belles merveilles de la nature, mais d'autres représentent les pires désastres des humains comme la guerre ou le feu. Le livre qui intéresse le chancelier est le livre Saint ou Livre Sacré qui raconte ce que les dieux attendent des humains. Il y est écrit noir sur blanc que la galaxie aux 100 planètes doit absolument rester secrète.

Après qu'une sorte de moine a prononcé ces mots, mon équipage et moi avons reçu un gros coup sur la tête…

Je me suis réveillé dans un lit en bois, simple et j'ai entendu une voix :

 « – Papa, papa, réveille-toi ! Tu es en retard pour le lancement de ta fusée à moteur hyper-drive, ils t'attendent pour le lancement et tu fais partis de l'équipage !!!, hurle de joie mon fils.

– Quelle fusée, où suis-je? réponds-je.

– Le 27 juin 2580 ! Tu as dû faire un rêve étrange, je t'attends en bas ! Dépêche -toi ! »

Je m'habille rapidement et descends… J'ai compris alors que ce n'était qu'un fichu rêve mais peut-être un rêve qui peut se produire !

 « – Capitaine, on vous attend, la fusée va décoller ! Vite !!!, s'écrie un scientifique.

– Non, surtout pas ! crié-je.

– ??? Pourquoi ? me demande-t-il, étonné.

– Car,...Il reste quelques améliorations à faire ! improvisé-je

– Bon, d'accord, on était pourtant sûr de tout, mais, c'est vous le chef.»

30 juin 2581

Mon invention a été reprise par quelqu'un d'autre. Je ne m'occupe plus de lancer des fusées. Je suis devenu un auteur qui raconte ses rêves. Mais si ces rêves se réalisent, alors c'est mieux ainsi !

FIN

Par Amandine Kotliar-Hartinger

Vendredi 1er Mars 1611:

Notre grand départ ! Mes marins et moi faisons les dernières préparations avant de nous mettre en route vers l'océan pacifique, en espérant faire une nouvelle grande découverte.

Samedi 2 Mars 1611:

Depuis maintenant une journée, nous voguons sur l'océan. Monsieur Keith, mon second, avait déjà le mal de mer et se reposait dans sa chambre, située dans la coque du bateau. Tout à coup, j'ai aperçu quelque chose au fin fond de l'horizon. Était-ce seul un nuage que je m'étais imaginé comme un signe des divinités ? Mais mes visions se sont confirmées lorsqu'un de mes matelots m'a fait signe de le rejoindre, et m'a montré, à travers ses jumelles, un oiseau.

Toute la flotte a crié extatiquement, en apprenant cette merveilleuse nouvelle. Car, en mer, voir un oiseau, veut dire qu'une terre ferme n'était pas loin.

Mardi 5 Mars 1611:

Après, ce qui a été pour moi une éternité, nous avons enfin aperçu une baie aux sables plus purs qu'un cœur d'enfant, et à l'eau plus claire que les yeux quartz de mon second James Keith. Les palmiers qui l’entouraient donnaient à la baie une atmosphère paisible digne d'un Dieu.

En accostant, nous avons constaté que l'île, que j'avais appelé "Ile Quartz" dû à la pureté de l'eau, était plus grande que nous avions vu en arrivant. Mais la seconde partie de l'île était sombre et angoissante. Aucune végétation n'y poussait et nul animal n'osait y poser le pied. C'était un désert de pierres rouges et noires, que notre scientifique, Julien Takhs, a identifié comme étant des pierres de lave.

Vendredi 8 Mars 1611:

Cela fait maintenant un bon bout de temps que nous explorons l'île à la recherche d'une civilisation. Certes, nous avons trouvé une splendide cité dorée, avec, en plein cœur de la cité, sur une belle petite colline, un palais de marbre, fulgurant et éclatant. Quelle extraordinaire découverte ! Mais aucune trace de population!

Samedi 9 Mars 1611:

Nous avons maintenant achevé tout le travail nécessaire à l'installation de notre campement. Tout à coup, j'ai eu soif, et je me suis dirigé vers la source la plus proche. En buvant paisiblement de son eau, j'ai soudainement été touché à l'épaule par une flèche. Heureusement, je portais mon pectoral et la flèche ne m'a pas blessé.

Curieux et furieux à l'idée de découvrir lequel de mes matelots avait l'audace de vouloir me tuer, je me suis retourné mais n'ai vu aucun de mes hommes. La seule chose que j'ai distingué, ont  été deux yeux étincelants, verts, d'une beauté éblouissante. Ils me fixaient et me regardaient de haut en bas. Soudainement, deux femmes m'ont emporté et je n’ai pas pu lutter contre elles. Elles m'ont porté très loin. Nous avons traversé rivières et bois, collines et plaines, pour enfin arriver près du palais que j'avais découvert il y a peu de temps. Maintenant, la cité était vivante. Mais je n'apercevais que des femmes et petites filles. J’en ai conclu que la cité découverte était celle des Amazones. Enfin elles m’ont déposé aux pieds d'une femme qui semblait être leur reine.

Lundi 11 Mars 1611:

Depuis deux jours, j´habite dans le palais de la reine. J´ai essayé de sortir le plus possible de mon dortoir pour découvrir les mœurs des Amazones. Elles sont très humblement vêtues. Leur unique habit est leur jupe en cuir de cerf et un haut en feuilles de bananier. Par contre, elles portent au moins une douzaine de colliers et de bagues dont chacune a une histoire différente. En outre, les Amazones ont pour tradition et loi de ne porter que la peau des mâles, car elles n'ont pas le droit d'abattre les femelles. Seule la reine, qui est d'une beauté étourdissante et d'une richesse sans fin, a le droit de tuer les femelles, une fois par an, pour l'oblation de ses prêtresses.

Mercredi 13 Mars 1611:

Par un beau matin, alors que je me suis réveillé auprès de la domestique de la reine, je l'ai entendu me dire : sa majesté souhaite, et ordonne de vous voir au souper de ce soir dans la salle de bal.

Jeudi 14 Mars 1611:

Cette fameuse soirée a été un désastre. Ne connaissant pas les rites de cette cité, j'ai été surnommé "le sauvage" par les Amazones qui avaient déjà une impression très négative de moi.

Au cours de la soirée, j'ai découvert qu'elles étaient polythéistes mais qu'elles avaient des rites peu communs. Une fois par an, elles se rassemblent toutes devant le palais sacré de la reine pour l'oblation.

A cette même occasion, le jour où la princesse fêtera son dix huitième anniversaire, la reine lui transmettra le pouvoir. Si par malheur la reine avait donné naissance à un garçon, celui-ci aurait été envoyé dans le Tartare, car faire naître un garçon est considéré comme un péché symbole d'une punition des Dieux.

Je suis au cours de ce bal d'autant plus apparu comme un sauvage à leurs yeux lorsque je me suis présenté dans mes habits de matelot, bleus et rouges alors que la tradition interdisait le rouge ce soir là, couleur du sang.

Je me suis cependant revalorisé en me forçant à goûter de chaque plat qu'elles m'ont apporté, bien que beaucoup d'entre eux m'ont retourné l'estomac. Parmi eux, des yeux de macaques grillés accompagnés d'une soupe de serpent.

Samedi 16 Mars 1611:

Une journée complète de repos m'a été nécessaire pour me rétablir suite à cette soirée hors du commun. Aujourd'hui ma relation avec les Amazones s'est nettement améliorée, si bien que la reine m'a montré et décrit les fresques de la salle secrète relatant les exploits de son peuple.

Pour la remercier, j'ai imaginé de l'inviter à voir mon bateau.

Dimanche 17 Mars 1611:

Le grand jour est arrivé ! Ce soir, la reine et ses lieutenants, viendront nous honorer de leur présence à notre bord.

Lundi 18 Mars 1611:

Hier, à ma grande surprise, et malgré mes bonnes intentions, la reine s'est montré très méfiante et très inquiète durant toute la durée de sa visite. Ce n'est qu'en la voyant revenir quelques heures plus tard armée jusqu'aux dents avec toutes ses troupes que j'ai compris que l'armement habituel de notre navire lui avait fait croire que nous étions venu en colonisateurs. Pour éviter un massacre, mon équipage et moi-même avons du mettre les voiles en catastrophe et nous éloigner des côtes de l'île Quartz.

Mardi 19 Mars 1611:

En route vers de nouveaux horizons, je garde en mémoire le souvenir de ce peuple méconnu et aux nombreux secrets, que je n'ai malheureusement pas eu le temps de découvrir à cause de ce départ prématuré.

Nialla sur l´ île Alegranza, par Lisa Gwiss

 9 mai 1955:

                   Bonjour, je m´ appelle Caroline Gaufrés et j´ ai 19 ans. En ce moment, je suis assise dans un grand navire pour rendre visite à ma famille en Afrique. Il me reste encore 20 heures avant de voir ma sœur. Pour que le temps passe, j´ ai décidé de commencer le livre: Magellan, le premier tour du monde. Nous n´ étions éloignées que 2 heures de l´Afrique quand une tempête est survenue. Je me rappelle qu´ il  s´ est produit un son assourdissant et que,  pendant les secondes qui ont suivi, le navire s´ est rempli d´ eau.

10 mai 1955 :

                    Je me suis réveillée sur un bout de bois sur la mer Méditerranée, seule. A l´horizon,  j´ apercevais un petit point noir. Mais comme je n’en étais pas sûre, j´ ai pris un moment pour l´observer. J´ ai regardé la mer ou nageaient des poisson de toutes les couleurs. A la nuit tombée, je me suis mis à l'aise et me suis endormie paisiblement.

11 mai 1955

                    „Ahollaa!“, criait un homme gigantesque qui s´ était placé devant moi. Ce cri m´ a réveillé de mon rêve extraordinaire. Il m´ a fait un signe de main qui m’ordonnait de me lever. Je lui ai obéi. À nouveau, il m´ a fait signe de venir. Il ne me paraissait pas très sympathique, mais je l´ ai suivi car j´ avais faim. Nous sommes passés à côté d´ une forêt mystérieuse, dans laquelle nous sommes rentrés. Accroché à l´ arbre, un serpent, marron avec des petits points jaunes et bleus, nous observait. Après environ une demi-heure, nous sommes sortis de la forêt et rentrés dans un petit village avec au milieu, une colline ou se dressait la case principale. Nous sommes rentrés et au bout d´ un moment, tous les habitants se sont précipités devant moi et l’homme inconnu. Très excités, les villageois avaient tous des vêtements déchirés, marron, et un chapeau noir avec des points de la même couleur. Pendant que je les observais, Cadi, l´ homme qui m´ avait sauvé et amené à Nialla, tenait un discours. Cadi parlait encore ce langage qui ressemblait à l´ espagnol, sauf qu´ à chaque mot il rajoutait un „a“ au début et à la fin. Au fur et à mesure je commençais à comprendre ce langage car à l´ école, j´ avais fait quatre ans d´ espagnol.

Le soleil s´ était déjà couché depuis un quart d´ heure. Cadi a parlé encore une demi-heure. Au moins une heure après, il m´ a fait signe de venir pour me montrer ma cabine. Très simple et petite, elle était de forme ronde, au toit fabriqué en paille et aux murs de pierres, comme tous les autres. Au milieu, un tapis de couleurs claires embellissait ma chambre. À côte se trouvait un petit lit qui me semblait très vieux, mais confortable. À gauche de la porte, un canapé jaune.

Avant de tout me montrer, Cadi m´ a apporté un fruit exotique et un verre d´ eau. 

Depuis ce moment, Cadi m´ a semblé plus sympathique et serviable que ce matin, et je pense que lui aussi me trouve maintenant plus sympathique.

12 mai 1955 :

                     „ Ahollaa, Caroline !“ s´ exclama Cadi. Il était assis sur mon lit, en train de m´ arracher à mon rêve fantastique. Dehors, le soleil brillait sur la fenêtre qui éclairait ma chambre. Cadi m´ a fait signe de venir pour me montrer la petite cité. Pendant ce temps-là, il m´ a expliqué comment ils avaient construit le peuple, et ensuite nous sommes montés sur la colline où se trouvait la case principale. Quand nous sommes rentrés, j´ étais un peu surprise car elle ne ressemble pas du tout aux châteaux européens. C´est comme si on avait mis plusieurs cases en haut et sur les côtés, et que les murs et le toit sont construits en pailles. En Autriche,  nous connaissons les palais décorés d´or mais celui-ci n´ avait pas de décorations. 

Après cette visite,  nous sommes allés dans une case normale ou était placé, sur une

table ronde, un vieux téléphone. J´ étais sauvée! D´ abord j´ ai indiqué à  mon père mon emplacement et ensuite il  a appelé la police en Italie. Cela, prochaine mauvaise nouvelle : je devais attendre au moins 3 ou 4 jours avant qu´ ils viennent me chercher ! Cadi a vu à mon visage que quelque chose n´ allait pas. Mais je lui ai tout expliqué en ce langage inventé. Il était un peu étonné que je le maîtrise aussi bien.

15 mai 1955 :

„Caroline ! “ criait une voix connue. Je pensais connaître cette voix: bien sûr! C´ était

Emma, ma petite soeur.

 „ Emma ! “ ai-je hurlé.

Nous sommes tombées dans les bras l´ une de l´ autre. Elle m´ a dit que nos parents attendaient dans l´ hélicoptère et que nous partions au port pour nous rendre  en Espagne.

 „Mais… si nous restions ici?“ ai- je proposé.

Et cette question a changé deux semaines de ma vie : mes parents, Emma et moi, avons passé de merveilleux vacances sur un île mystérieuse de la mer Méditerranée.

La merveille du centre de la terre, par Viktoria Djurdjev

18. juin 2237     

Pourquoi la terre a-t-elle une rotation ? Pourquoi une révolution ? Que-est ce qui se passe à l’intérieur du monde ?

Pour tout ceci, nous n’avons pas de réponses satisfaisantes. Moi, Zoé, exploratrice de vingt ans, essaye de les trouver. C’est une machine énorme, je l’ai construite, ceci est mon œuvre. J’ai été assise pendant des mois pour pouvoir présenter ce miracle. Ceci va creuser un trou dans la terre qui ira jusqu’à son centre. Ainsi, les questions que je me pose vont enfin trouver une réponse.

20. juin 2237

Avec mon équipage et mes deux meilleures amies, je me mets à creuser. Les deux premières heures, nous sommes tous assis devant la machine et regardons patiemment celle-ci agrandir le trou. Comme le robot travaille lentement, notre travail se ralentit.

30. septembre 2237   Enfin, trois mois plus tard, le robot nous envoie le signe qu’il atteindra son but dans sept jours. J’avais programmé ceci en lui, puisque d’après mes calculs, ceci serait le temps qu’il nous faudrait pour descendre jusqu’à pouvoir y accéder.

Sur l’arbre au-dessus du trou, nous attachons des cordes et nous décordons. Après six jours, nous rejoignions mon invention, et le dernier jour, nous le passons assis sur elle à parler de l’avenir de notre voyage. Nous avons pris de la nourriture pour deux semaines, il ne nous en reste donc que la moitié ; nous espérons pouvoir en trouver. Dans nos combinaisons spatiales, résistantes à la chaleur, nous transpirons tous.

D’un coup, la machine s’arrête. Nous sommes là, mais quelle déception ! Que de lave ! Accrochés à la machine, « volant » dans l’air, nous apercevons une chute de lave. Devrions-nous y pénétrer ? Notre combinaison y résistera-t-elle ? Nous ne le saurons jamais si nous ne l’essayons pas. Nous n’avons rien à perdre, ceci est le seul projet qui nous intéresse, donc nous tentons cette aventure. Quelle chance ! Sans problèmes, nous y sommes passés.

Quel décor fabuleux !  Des montagnes pleines de fleurs, des rivières à l’eau claire et des arbres d’un vert que je n’ai jamais vu comme ici. Nous faisons un pas vers une des rivières pour y boire de l’eau fraîche. D’un coup, je me retourne pour pouvoir voir où la chute de lave s’écoule. Étrange, elle n’est plus du rouge clair duquel nous avons eu peur il y a cinq minutes ! Non, comme la source où mes compagnons sont en train de boire, la chute, qui s’écoule dans une rivière à mon côté, est d’un bleu merveilleux. Ma seule déception est que je ne vois pas un homme !

Nous avançons dans le paradis que nous venons de découvrir. Une montagne après l’autre, les fleuves se croisent partout, puisqu’il y en a trop dans un espace trop petit. Après avoir marché quelques heures, nous nous allongeons dans un coin marécageux. Pendant que nous dormons, je rêve des habitants que je souhaite trouver demain.

7. octobre 2237

Nous nous réveillons avec des rayons de soleil dans nos yeux. Au début je n’y trouve rien d’étrange, jusqu’à ce que je me rappelle que nous nous trouvons au centre de la terre. Je regarde ce qui pourrait nous lancer la lumière, jusqu’à ce que je voie une dizaine d’homme dans des petites capsules volant au-dessus de nos têtes. Ceci, à une trentaine de mètres au-dessus du sol, se rapprochent lentement de celui-ci. Après quelques minutes d’attente excitée, les hommes, si on peut les appeler ainsi, sortent de leurs petits avions et se rapprochent de nous.

 « Bonjour Zoé, bonjour ses amies, nous dit un d’eux, nous vous attendons depuis des semaines. Les enfants ont tous hâte à l’idée de vous connaître. »

Je suis confus. Premièrement, pourquoi ces gens attendaient-ils notre arrivée, et pourquoi connaissent-ils nos noms et nos identités ? Quels enfants sont excités de nous voir ?!

Je ne le sais pas, mais je trouverai une réponse à tous ces questions !

C’est fabuleux : pendant notre vol dans le centre de la terre, je vois une contrée fantastique. Je n’ai jamais vu un endroit aussi beau. Des rivières avec de l’eau qui me rappelle un diamant brillant au soleil. Le plus incroyable dans ce pays, si on peut l’appeler ainsi, est qu’on n’a pas besoin de soleil, l’endroit est toujours éclairé le jour, et noir dans la nuit. C’est ainsi que je m’imaginerais le paradis.

 Après plus de cinq heures de voyages, je vois un immense château se rapprocher de nous. Nous y entrons, impatients : qu'est-ce qui nous attend ici ? Est-ce un royaume avec des domestiques et un palais splendide, ou plutôt une démocratie sans empereur, où le château est encore debout ? Nous allons le voir tout de suite !  Nous entrons dans l'énorme palais, nous attendant à de merveilleux meubles et des murs doublés d'or. Malheureusement, nous sommes déçus. Au lieu d'un royaume glorieux, nous voyons une immense salle, de probablement trente mètres de hauteur, remplie de petites capsules ; dans chacune, une espèce d’homme au visage vert et aux yeux blancs. Ils se ressemblent tous, avec l’exception des hommes qui nous ont réveillé ce matin, car sur leur tête de ceux-ci y avait pris racine un chapeau rouge qui, ce que l’on remarque seulement quand on les regarde de plus proche (ce que j’ai fait dans la capsule dans laquelle nous avons passé notre vol). La question d’avant continue à trotter dans ma tête : qui sont ces gens qui nous attendent depuis des mois ? Pourquoi ? Comment savent-ils qui nous sommes ? La réponse me sera donnée dans quelques heures. Après avoir visité la salle, on nous a donné, sans explication sur ce que nous venions de voir, une chambre pour dormir, beaucoup plus confortable que le sol où nous avons passé la nuit dernière.

8. octobre 2237 C’est le cuisinier qui me réveille aujourd’hui. Il pose un plat de petit déjeuner qui me semble si délicieux que je veux le manger, sur ma couverture.  Je le goûte, mais le goût en est un peu étrange. Quand je demande au cuisinier, qui attend à côté de mon lit, ce qu’il a mis dedans pour que le goût soit si particulier, il me montre des graines orange ; quand il en ouvre une, d’autres encore plus minuscules en sortent. C’est ce qui était dans tous les plats de mon déjeuner.

Vers midi, nous allons voir le prince qui nous expliquera tout que nous n’avons pas pu comprendre la veille. Il nous montre à nouveau la salle énorme si profonde qui nous avait choqués un moment, puis il nous invite à entrer dans sa capsule, beaucoup plus grande et décorée que les autres, que nous n’avions même pas remarquée hier!  Avant que je puisse poser une autre question, celle-ci se présente à mon esprit : « Pourquoi parlez-vous tous français alors que nous sommes au centre de la terre, de toute la terre, donc où il y a beaucoup d’autres langues ? »

-  C’est parce vous êtes en France centrale, c’est ainsi qu’on appelle notre pays. Quand vous avez sauté à travers la rivière, vous êtes arrivés dans un pays neutre, dans lequel on pourrait marcher trois jours, avant que se présentent tous les centres des pays. Vous avez eu de la chance que la France ne soit qu’à six heures de l’endroit où vous avez dormi, sinon mes hommes n’auraient pas eu le temps de vous rattraper. Vous devez savoir qu’une fois que vous êtes dans le centre d’un autre pays, on ne peut plus vous rechercher, car nous n’avons pas le droit d’entrer dans le pays. 

- Est-ce que vous pourriez nous expliquer quel est votre rôle, ce que vous faites, pourquoi vous nous avez attendus et à quoi ces énormes capsules servent ? ai-je demandé.

 - C’est facile. Peut-être que ça a l’air compliqué mais cela ne l’est pas. Nous sommes ici pour vous contrôler, pour voir ce que vous faites, c’est pour ça que nous savons qui vient nous rendre visite. Mais ce n’est pas notre rôle principal. Nous sommes là pour régler la météo, les saisons et la rotation de notre terre. Mais vous devez me promettre que vous n’allez raconter ceci à personne.

-  Quoi ! Mais pourquoi ? Ceci, comment dois-je dire, c'est un miracle ! Cela apportera tant à l'humanité, cela va éclairer tant de choses, je ne peux pas garder cela pour moi !

« - Je suis vraiment désolé mais ça ne marche pas, nous devons aussi garder ce secret. Sinon, trop d'entre vous viendront et il y aura une guerre. Nous avons la possibilité de détruire le monde entier, et en cas d'urgence, ceci sera utilisée. Je connais des gens comme vous, vous voulez juste découvrir quelque chose de nouveau. Mais d'autres veulent du mal, peut-être nous détruire. Comme je l'ai dit, avant que vous puissiez le faire, nous devons vous démolir.
Cela signifie pour vous : première possibilité, vous restez en paix jusqu'à la fin de votre vie ici, mais si vous voulez fuir, vous devez vivre ici en captivité. Deuxième possibilité, vous partez, vous vous souvenez de tout, mais si vous voulez raconter notre secret, rappelez-vous, nous vous contrôlons, alors nous effacerons tout votre cerveau, tout ce que vous avez expérimenté et appris jusqu'ici sera parti, c'est à vous de décider !

- C’est facile, nous partons, merci de nous avoir permis de faire votre connaissance !

- Eh bien, nous allons organiser votre retour : s'il vous plaît, allongés vous sur les canapés dans la capsule à côté. Vous vous réveillerez dans votre monde, vous direz à tous ceux qui ont connu quelque chose de votre expérience que votre robot a échoué à dix mètres. Nous allons nous occuper du trou, je vous souhaite un bon retour à la maison ! »

Je ne peux plus me rappeler du retour, tant j’étais absorbé par ce que je venais de découvrir. Peut-être que personne ne saura jamais ce que j’ai découvert, mais moi je le sais, je sais ce que j’ai pu faire, et j’en suis fier.

Par Marie Seilern und Aspang, 5e5

Aujourd’hui, le 11.06.1945, est un jour comme les autres. Comme d’habitude, je rentrais en voiture à la maison. Mais cette fois, j’étais plus rapide qu’à l’accoutumée.

Soudain, un cerf a sauté au milieu de la route juste en face de moi. J’ai fait un tour rapide pour l’éviter. L’animal était sauvé! Mais malheureusement je ne pensais pas au plus grand problème que j’avais à ce moment. J’étais sur le point de tomber dans une gorge. J’ai encore essayé de me retourner, mais à ce moment-là, je suis tombé...! Sous l’effet de la peur, j’ai ressenti une douleur brusque dans mon estomac. J’ai fermé les yeux, prêt pour la fin, la fin de ma petite vie, la fin de tout! J’ai vu le sol se rapprocher de plus en plus. Mais à ce moment-là, incroyable ! Quelle surprise, une lumière blanche et éblouissante est apparue! Le monde a disparu à mes yeux. La lumière brillante ne cessait de me éblouir. Alors je suis tombé dans le trou inconnu...

(Le 1947) quand je me suis réveillé, j’étais allongé là, sur  une plage aussi belle que jamais ; je pouvais entendre le bruit de la mer qui jouait avec le vent ! Magnifique ! Mais cette beauté a disparu de ma tête, parce que je me suis soudain souvenu que j´étais tombé d’une hauteur de plusieurs mètres. Après l’accident, il n’y avait aucune chance que j’aie survécu..!! Voilà donc à quoi ressemble le paradis. Pour être honnête, je l’imaginais différemment! Mais j’étais seul sur cette plage. Un sentiment, que je ne connaissais pas bien m’envahissait...! J’avais l’impression qu’il me dévorerait. C’était le sentiment d’être isolé du reste du monde... mais je voulais m’en débarrasser!! Alors je suis parti.

(Le 1948) Après une longue marche, j’ai aperçu à l’horizon, des arbres qui grandissaient à chaque pas que je faisais. Une forêt! J’étais si heureux après des jours dans le désert.

(Le 1949) J’ai dû marcher aussi des jours dans la forêt. J’avais l’impression que le temps ne passait pas. Mais après avoir attendu et attendu, j’ai finalement trouvé une cité ! Une ville inconnue ! C’était une des plus belles cité que j’ai jamais vu. Mais elle était abandonnée .Du moins, c’est ce que je pensais. Fatigué et épuisé, je suis tombé au sol. Si fatigué que je me suis endormie immédiatement !

(Prochains jour) Quand je me suis réveillé, des yeux aussi bleus que les océans me regardaient. Je me suis assise et je les ai observé. J’ai vu des gens, des gens différents de nous ! Ils ne ressemblaient pas aux paysans d’autrefois ni aux Indiens d’Amérique. Ils portaient des masques en bois. Des masques couverts de créatures : des ours, des dragons et des monstres. J’ai osé dire un mot: « Bonjour »

À ce mot, ils m’ont attrapé et m’ont emmené avec eux. Mais comme ils me soulevaient très haut, je pouvais voir beaucoup de cette ville mystérieuse, qui était morte hier. Je pouvais voir des gens qui tissaient chacun des choses différentes (chaussures, robes, manteaux...).

Mais je pouvais voir aussi une personne qui ressemblait à un menuisier, parce qu’elle travaillait le bois. Mais alors, la plus belle chose dans cette petite ville est apparue : un grand et riche palais.

J’ai rencontré le roi et il m’a dit quelque chose dans une autre langue. J’espérais que c’était quelque chose de bien.

(Le 1960) J’ai passé des années avec eux. Nous avons célébré des festivals traditionnels et j’ai beaucoup appris sur leur civilisation. Ils m’ont appris à chasser, et quelque chose que je n’oublierai jamais : à être moi-même. Je n’oublierai jamais cette phrase car je croyais que si j’étais une autre personne, je pourrais tout améliorer. Mais je me trompais. On m’a expliqué aussi que je n’étais pas mort, que je vivais!!

Après si longtemps avec cette merveilleuse ville, les habitants de la ville me sont devenus très chers. C’est pourquoi il était dur pour moi de les laisser. Mais ma famille me manque, dans mon monde.

(1963) le jour de mon départ. Un jour qui ne me plaisait pas. Mais avant de les laisser, je leur ai promis que je reviendrais un jour..!! 

Par Saïda Ben Nejma, 5e5

Jour 1, Mercredi 21 Septembre 2022 (si ma mémoire est bonne)

Est-ce-que j´étais arrivé ? Je ne me sentais pas bien, je tremblais de peur. Etais-je dans le nouveau Pays ? J´entendais des pas qui s´approchaient lentement vers moi. C´était une personne très grande, à la peau plutôt foncée, aux cheveux blonds, aux yeux bleus, qui me regardait bizarrement, en riant. J´hésitais à me lever tant  cet inconnu me paraissait immense. En effet, j´étais allongé par terre. Il portait une jupe fleurie, une chemise blanche tachée de sang frais et un chapeau de paille. Je me croyais presque sur une île hawaïenne en voyant cette tenue inappropriée car là il faisait froid, très froid, je me croyais presque au pôle nord… Je me demandais où j ´avais atterri.

J´ai essayé de reprendre mes idées, c´est à ce moment que j´ai vu ce monsieur me faire des signes étranges, il me demandait clairement de l´accompagner.  Curieux,  j´ai  décidé  alors de le suivre, la peur au ventre, mais désireux de découvrir qui était cet homme et surtout  où j´étais.

A cet instant, ce qui m’a tout de suite impressionné, a été leur gentillesse : beaucoup de gens étaient venu m´accueillir. Même si je ne comprenais pas leur langue, je faisais des signes de remerciements. Ensuite, une personne m´a conduit  à une grande maison, ou l´on pouvait voir un feu de bois, puis une belle femme aux cheveux blonds m´a apporté à manger. Sur une assiette en bois, se trouvait un bout de viande pas très appétissante et qui ne me paraissait pas bien cuite, et des légumes dont j´ignorais le nom, mais je mourrais de faim. J´ai fermé les yeux et je  me suis obligé  à manger, surtout pour ne  pas  les vexer.

  Après le repas, quelqu’un m’a accompagné  vers une sorte de tipi, où je distinguais un lit et une petite commode. Malheureusement, les toiles étaient recouvertes de poussière et  de  nombreuses toiles d´araignées écœurantes. Maintenant,  j´étais sur une  île inconnue, tout seul dans un tipi. Je me suis allongé  sur ce lit très inconfortable et je me suis demandé si je devrais rester ici ou partir... Comment ? Presque toute la nuit je n´ai pas arrêté  de me faire des films étranges, jusqu´à ce que  je m´endorme.

Jour 2, Jeudi 22 Septembre 2022

 Quelque heures plus tard, un vieil homme, que je n´ai pas vu avant et  qui portait une couronne dorée sur la tête et une robe en peau d´animal,  est rentré dans ma chambre en me regardant bizarrement.   Voulait-il avoir quelque chose? Puis il est sorti de mon tipi.  J´étais très  curieux á  savoir qui il était et ce qu´il voulait de moi. A mon tour j´ai quitté le tipi. Puis, j´ai vu  une foule  de gens, rassemblée. Etait-ce une cérémonie ? Une fête ? Un sacrifice ? Sur le trône se trouvait le monsieur que je venais d´apercevoir. Je pense que c´était le roi de l´ île... Puis toute la foule s´est mise sur le côté. Et là  est apparu une vache, qui portait des bijoux en or, des colliers en argent, elle brillait de tous les côtés. Tout le monde l´admirait, cette bête venue de nulle part était ici considérée comme une déesse. Je me suis demandé comment on pouvait vénérer une vache, car dans mon pays on les mangeait. J´ai  voulu tout de suite partir, retourner chez moi. Mais comment ?

 Tout à  coup j´ai entendu un bruit qui ne m´était pas inconnu, c´était mon réveil. Effrayé, je me suis réveillé…et j´ai réalisé que ce n´était qu´un rêve.

Wakano, par Benjamin Pewsner

Je m’appelle Jughead et je suis un explorateur. Mon chef, Thomas Gallahad, m’a envoyé explorer de nouveaux territoires. Normalement, je devrais prendre des photographies mais au cours de notre voyage, nous avons affronté un peuple sauvage qui nous a enlevé tout notre équipement de photographie. Maintenant je suis censé, pour remplacer les photographies, écrire ce livre.

     Nous sommes allés de l’Angleterre à quelque part dans le Pérou. Mon équipage et moi sommes restés quelques jours dans les montagnes, puis nous avons  découvert une espèce de barrière invisible. Je voulais avancer mais je ne le pouvais pas. C’est comme un mur transparent.

         Soudain, notre scientifique, Rose est tombée. Puis Jason, Jake, Géraldine, et Laura se sont écroulées. Enfin moi, incapable de garder l’équilibre, je me suis effondré. Je ne sentais plus mes bras et mes jambes et tout ce que je voulais à ce moment-là, c'était dormir.

Mon équipage et moi se sommes réveillés dans une grande salle au mur de marbre. Au centre se trouvait un homme assis sur un grand trône qui flottait dans l’air. L’homme avait un peu près 50 ans. Il était vêtu d’habits multicolores ou dominait le noir et le rouge. Mon équipe et moi étions attachés à des boîtes bizarres.

       Soudain, l’ homme sur le trône s’est mis à parler. Il avait une voix profonde, mais on entendait également des notes plus élevées:

« Qu’est-ce que vous cherchez dans mon pays ? »

Je ne savais pas quoi répondre. Puis une femme qui était à côté de Jason a tapé, avec une espèce de sceptre, sur la boîte à laquelle ce dernier était attaché.

Soudain, la boîte s’est effondrée et Jason avec elle. L’homme sur le trône a dit:

« Alors, vous me dites qui vous êtes et pourquoi vous êtes venus, ou vous voulez tous mourir comme votre compagnon ? »

« Nous sommes des explorateurs de Gallahad Company. Nous sommes envoyés pour explorer de nouveaux territoires. Mon équipe ne va rien vous faire », ai - je dit.

Pendant que je parlais, j’admirais la salle. Les murs en marbre rouge et les hautes colonnes blanches produisaient un effet incroyable.

L’homme sur le trône a fait de ses mains un geste étrange aux gardes qui nous surveillaient. Ils avaient une armure rouge et chacun d’eux tenait deux épées à la main. Les gardiens se sont rapprochés de nous.

Chacun d’eux a tapé sur nos boîtes et tous ont été libéré. L’homme s’est exclamé:

« Maintenant vous pouvez partir, mais d’abord vous devez goûter le salari. Avant que vous demandiez ce qu’est le salari, c’est le plat traditionnel de notre pays Wakano. Il est constitué de riz et de Margoni. »

« Margo quoi ? », ai - je demandé.

-Margoni, c’est un fruit bleu qui d’ après la légende nous aide à établir un contact avec les morts. », a répondu le roi.

Tout à coup, un homme vêtu d’une robe rouge est entré dans la salle. Son nom était Boris. Après l’ homme, des Femmes avec des plats sont rentrées. Au milieu de la salle, une partie du sol s’est levé et s’est transformé en une table. Les cinq femmes y ont posé les plats et l’homme s’est levé du trône.

Tous se sont assis autour de la table et ont commencé à manger. Le salari était délicieux : il me rappelait un peu la banane et la mangue.

     Au cours du repas, Boris est le roi avons parlé un peu de leur pays. À Wakano, on change de rois tous les 10 ans. Dans ce pays vivent deux clans : celui des tigres et celui des serpents. Tous les 10 ans, les clans choisissent un homme comme candidat pour le poste de

roi. Les deux hommes font un combat sur une arène spécial. L’un des deux combattants doit tuer l’autre pour gagner.

        Puis Boris a voulu nous parler de leur religion, mais quand il a commencé à parler, le roi a fermé les yeux. Ceux-ci sont restés fermés jusqu’à la fin du repas. À Wakano, il y avait une religion consacrée aux reptiles pour le clan des serpents et une aux chats pour le clan des

tigres.

« Boris, montre s’il vous plaît aux dames et messieurs la sortie », a réclamé le roi.

Mon équipe et Boris sommes rentrés dans une salle un peu plus petite que la précédente. Ici s’alignaient beaucoup de portes. Boris en a ouvert plusieurs. Derrière chacune se dessinait un

autre monde. Derrière une porte, on voyait New York. Derrière une autre, le Sahara. Normalement nous devrons prendre la porte des montagnes de l’Amérique du Sud mais l’équipe et moi avons décidé de retourner immédiatement en Angleterre. Quand nous avons franchi la porte, c’est comme si nous traversions de l’eau sèche.

Maintenant, nous sommes à Londres. Je sais que le voyage est fini, mais un jour, je retournerai à Wakano.



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À propos de ce blog
Surtout créé pour garder une trace des textes (souvent de grande qualité) des élèves, que nous n'avons pas toujours le temps de lire en classe, mais aussi des projets et sorties menées en classe et en dehors, ce blog se veut aussi un lieu d'échange ! Chacun de mes élèves est encouragé à participer, soit par un commentaire, soit par un texte sur un thème au choix. Faites nous partager vos passions, qui peuvent être littéraires ou non !
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